NEOVI

Nom de l’auteur/autrice :Jordan Miles

Expert-comptable spécialisé dans l’accompagnement des freelances et indépendants. J’accompagne les entrepreneurs dans tous les aspects comptables et fiscaux. De la création d’entreprise, jusqu’à l’établissement du bilan, en passant par la tenue comptable.

Jordan Milles (fondateur NEOVI)
Classeur de déclaration 2042 C PRO 2026 sur un bureau professionnel, avec calendrier des dates fiscales, notes de vérification et éléments aux couleurs Neovi.
Fiscalité (impôts, TVA, taxes diverses)

2042 C PRO 2026 : comment remplir votre déclaration d’impôt sur le revenu selon votre statut

Fiscalité · Saison déclarative 2026 Mis à jour : avril 2026 Lecture : 9 min Micro-entrepreneur, président de SASU ou gérant d’EURL : la bonne case dépend de votre statut. Ce guide liste les cases exactes à remplir selon votre situation, vérifiées directement sur le formulaire officiel 2042 C PRO millésime 2026 disponible sur impots.gouv.fr. En résumé Micro BNC (sans versement libératoire) → 5HQ  |  Micro BIC ventes → 5KO  |  Micro BIC prestations → 5KP Micro avec versement libératoire → 5TA / 5TB / 5TE BNC régime réel : bénéfice → 5QC  |  déficit → 5QE Président SASU à l’IS : rémunération → 1AJ  |  prélèvement à la source → 8HV  |  ces 2 informations remontent automatiquement grâce à la DSN envoyée par le cabinet Dividendes → 2DC ET 2BH  |  Si la flat tax a été appliquée lors de la déclaration de revenus de capitaux mobiliers, l’IR payé (12,8 %) doit être indiqué en case 2CK Si l’option barème est plus avantageuse que la flat tax → 2OP Gérant EURL à l’IS : rémunération → 1GB  |  dividendes soumis TNS → DSAA Dates limites 2026 : 21 mai (dép. 01–19) · 28 mai (dép. 20–54) · 4 juin (dép. 55–976) 🆕 Nouveauté 2026 — Gérants d’EURL majoritaires à l’IS : revenu brut social → DSEC 🆕 Nouveauté 2026 — Gérants d’EURL à l’IR : bénéfice → DSDI  |  déficit → DSDK 🆕 Nouveauté 2026 — Entrepreneurs individuels : bénéfice → DSDE  |  déficit → DSDG Source : formulaire 2042 C PRO millésime 2026, impots.gouv.fr · service-public.gouv.fr Sommaire Ce que la 2042 C PRO ne contient pas Dates limites 2026 Micro-entrepreneur Président de SASU à l’IS Président de SASU à l’IR Gérant majoritaire d’EURL à l’IS Gérant d’EURL à l’IR ou entreprise individuelle Dividendes : flat tax ou barème ? Pièges fréquents Questions fréquentes ⚠️ Ce guide concerne les freelances en SASU, EURL, entreprise individuelle ou micro-entreprise. Les cases indiquées sont issues du formulaire officiel 2042 C PRO millésime 2026 téléchargé sur impots.gouv.fr et des notices DGFiP. 1. Ce que la 2042 C PRO ne contient pas La déclaration 2042 C PRO est l’annexe réservée aux revenus des professions non salariées (BIC, BNC, BA). Elle ne contient pas toutes les cases dont vous avez besoin selon votre statut. Les cases suivantes sont dans le formulaire principal 2042, pas dans la 2042 C PRO : Case Ce qu’elle contient Formulaire 1AJ Rémunération du président de SASU (assimilé salarié) 2042 principal 1GB Rémunération du gérant majoritaire d’EURL/SARL 2042 principal 2DC et 2BH Dividendes perçus (revenus de capitaux mobiliers) 2042 principal 2CK Impôt sur le revenu déjà versé lors de la déclaration des capitaux mobiliers (12,8 %) 2042 principal 2OP Option pour le barème progressif (au lieu de la flat tax) 2042 principal Les cases 5KO, 5HQ, 5QC, etc. sont bien dans la 2042 C PRO. Le formulaire en ligne sur impots.gouv.fr affiche automatiquement la bonne annexe selon les cases que vous cochez en début de déclaration. 2. Dates limites de déclaration 2026 Officiel La campagne déclarative est ouverte depuis le 9 avril 2026 sur impots.gouv.fr. Dép. 01 à 19 + non-résidents21 mai 2026 Dép. 20 à 5428 mai 2026 Dép. 55 à 9764 juin 2026 Pour la déclaration papier (exceptions uniquement) : 19 mai 2026, tous départements confondus. Source : impots.gouv.fr — Les modalités de la déclaration de revenus en 2026 💡 Correction possible jusqu’à mi-décembre Si vous constatez une erreur après envoi, vous pouvez corriger votre déclaration en ligne jusqu’à la mi-décembre 2026 depuis votre espace Finances publiques. 3. Micro-entrepreneur : les cases de la 2042 C PRO En micro-entreprise, vous déclarez votre chiffre d’affaires brut encaissé — jamais le CA facturé, jamais le bénéfice. L’administration applique ensuite un abattement forfaitaire (34 % BNC, 50 % prestations BIC, 71 % ventes) pour calculer votre revenu imposable. Sans versement libératoire (situation la plus courante) Ces cases figurent page 3 (BIC) et page 6 (BNC) du formulaire 2042 C PRO 2026. Type d’activité Déclarant 1 Déclarant 2 Vente de marchandises (BIC) 5KO 5LO Prestations de services / location meublée (BIC) 5KP 5LP Activité libérale (BNC) 5HQ 5IQ Avec versement libératoire Si vous avez opté pour le versement libératoire, vous avez déjà payé votre impôt tout au long de l’année. Vous devez néanmoins remplir votre déclaration annuelle, dans des cases différentes. Ces cases figurent page 1 du formulaire 2042 C PRO 2026. Type d’activité Déclarant 1 Déclarant 2 Vente de marchandises (BIC) 5TA 5UA Prestations de services (BIC) 5TB 5UB Activité libérale (BNC) 5TE 5UE 4. Président de SASU à l’IS En SASU à l’impôt sur les sociétés, vous avez le statut d’assimilé-salarié. Votre rémunération génère une fiche de paie et se déclare dans le formulaire 2042 principal, pas dans la 2042 C PRO. Cases à remplir (formulaire 2042 principal) Type de revenu Case Remarque Rémunération du président 1AJ Préremplie via la DSN — à vérifier Prélèvement à la source déjà versé 8HV Prérempli via la DSN — à vérifier Dividendes versés en 2025 2DC et 2BH Montant brut annuel IR déjà versé sur capitaux mobiliers 2CK Si les 12,8 % d’IR ont été versés lors de la déclaration de capitaux mobiliers Option barème progressif 2OP À cocher si le barème est plus avantageux que la flat tax ⚠️ Vérifiez toujours les cases 1AJ et 8HV Piège fréquent Ces cases sont préremplies à partir des données DSN transmises par votre société. Des erreurs surviennent fréquemment en cas de cumul de mandats, changement de statut en cours d’année, ou avantages en nature mal intégrés. 🆕 Nouveauté 2026 : l’option barème n’est plus irrévocable Nouveau Depuis les revenus 2025 déclarés en 2026, l’option pour le barème progressif (case 2OP) est réversible d’une année sur l’autre. La loi de finances pour 2026 permet aux contribuables de renoncer a posteriori à l’application du barème progressif, pour bénéficier du prélèvement forfaitaire unique. Vous pouvez donc choisir le barème en 2026 et revenir à la flat tax en 2027. 5. Président de SASU à l’IR La SASU peut

Carnet de simulation financière comparant salaire et dividendes en SASU sur une table de travail.
Création d’entreprises, SASU

Salaire ou dividende en SASU : comment choisir en 2026 ?

Mis à jour en avril 2026 · Sources : service-public.fr, URSSAF, LFSS 2026 (loi n°2025-1403) En bref En SASU, le salaire est déductible du résultat imposable, ce qui réduit l’IS à payer. Les dividendes sont soumis à la flat tax de 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % prélèvements sociaux depuis la LFSS 2026) mais ne génèrent aucun droit social. Le salaire ouvre des droits à la retraite, à l’assurance maladie et aux indemnités journalières. Les dividendes, non. Verser moins de 9 612 € de salaire annuel tout en percevant des dividendes importants peut déclencher la taxe PUMA (6,5 %). La stratégie optimale pour la plupart des freelances en SASU : un salaire minimum pour les droits sociaux, complété par des dividendes. Vous voulez simuler votre arbitrage salaire/dividende ? Faites-vous accompagner par Neovi C’est la question que pose chaque gérant de SASU dès que l’activité dégage un vrai bénéfice. Salaire ou dividende ? Les deux ont des avantages fiscaux réels. Mais choisir l’un ou l’autre sans simuler sa situation précise, c’est laisser de l’argent sur la table, parfois beaucoup. Voici les mécanismes à comprendre, les pièges à éviter, et la logique d’arbitrage qui convient à la majorité des freelances. Comment fonctionne le salaire en SASU ? Le président de SASU est assimilé salarié. Son salaire est soumis aux cotisations sociales du régime général, avec un taux global d’environ 82 % du salaire net (charges patronales + salariales incluses). Autrement dit, pour vous verser 1 000 € nets, la société débourse environ 1 820 €. C’est significatif. Mais cette charge est entièrement déductible du résultat imposable de la SASU. Elle réduit donc mécaniquement l’impôt sur les sociétés à payer. Le salaire ouvre aussi des droits importants : validation de trimestres de retraite, couverture maladie, accès aux indemnités journalières en cas d’arrêt. Ce n’est pas anodin pour un indépendant sans filet. Comment fonctionnent les dividendes en SASU ? Les dividendes sont prélevés sur le bénéfice net après IS. Ils ne sont pas une charge déductible et n’ont aucun impact sur l’IS de la société. Pour vous, en tant qu’associé unique, ils sont soumis par défaut à la flat tax (Prélèvement Forfaitaire Unique) de 31,4 % depuis le 1er janvier 2026, décomposée ainsi : 12,8 % d’impôt sur le revenu 18,6 % de prélèvements sociaux (hausse issue de la LFSS 2026, contre 17,2 % auparavant) Vous pouvez opter pour le barème progressif de l’IR avec un abattement de 40 %, mais cette option n’est avantageuse que si votre taux marginal d’imposition est inférieur à 30 %. Contrairement à une EURL, les dividendes de SASU ne sont pas soumis aux cotisations sociales URSSAF. C’est l’un des atouts majeurs de la structure pour les freelances à fort revenu. Le piège à éviter : la taxe PUMA Beaucoup de présidents de SASU se versent peu ou pas de salaire pour maximiser les dividendes. C’est tentant fiscalement, mais dangereux. Si vos revenus professionnels sont inférieurs à 9 612 € annuels (20 % du PASS 2026) et que vos dividendes dépassent 24 030 € (50 % du PASS), vous êtes redevable de la taxe PUMA (la cotisation subsidiaire maladie) au taux de 6,5 % sur la fraction de vos revenus du capital excédant ce seuil. Exemple concret : vous percevez 80 000 € de dividendes et 5 000 € de salaire. Vous êtes en dessous du seuil de 9 612 €. La taxe PUMA s’applique sur (80 000 – 24 030) = 55 970 €, soit environ 3 638 € à régler à l’URSSAF en novembre de l’année suivante, en plus de la flat tax déjà payée. La solution est simple : versez-vous au minimum 9 612 € de salaire annuel (801 €/mois) pour sortir du champ de la taxe. Vous validez en prime vos 4 trimestres de retraite. Le bon arbitrage selon votre niveau de bénéfice Il n’existe pas de règle universelle. Mais voici la logique que la plupart des freelances en SASU appliquent. Jusqu’à 50 000 € de bénéfice net : le taux IS réduit de 15 % sur les 42 500 premiers euros rend la distribution de dividendes particulièrement efficiente. Un salaire modéré (10 000-20 000 € bruts) pour les droits sociaux, le reste en dividendes. Entre 50 000 € et 100 000 € de bénéfice : la partie au-delà de 42 500 € est taxée à 25 %. L’arbitrage se complexifie. Augmenter le salaire peut réduire la base IS et améliorer la couverture sociale. Au-delà de 100 000 € : la simulation annuelle avec votre expert-comptable devient indispensable. L’option holding peut aussi devenir pertinente pour piloter la fiscalité sur plusieurs exercices. Salaire vs dividende : le comparatif Salaire Dividende Déductible de l’IS Oui Non Cotisations sociales ~82 % du net Aucune Fiscalité personnelle IR barème progressif Flat tax 31,4 % (ou barème -40 %) Droits à la retraite Oui Non Indemnités journalières Oui Non Taxe PUMA Non si > 9 612 €/an Risque si salaire < 9 612 €/an La stratégie la plus fréquente Pour la grande majorité des freelances en SASU, la combinaison optimale est un salaire suffisant pour couvrir les droits sociaux et éviter la taxe PUMA (minimum 9 612 €/an), puis une distribution de dividendes sur le bénéfice restant après IS. Ce n’est pas une formule figée. Les paramètres changent chaque année : niveau de bénéfice, situation fiscale du foyer, projets d’investissement dans la société, horizon de retraite. C’est précisément pour ça qu’une simulation annuelle avec votre comptable vaut souvent bien plus que ses honoraires. FAQ Les dividendes SASU sont-ils soumis aux cotisations URSSAF ? Non. Contrairement à l’EURL, les dividendes perçus par le président d’une SASU ne sont pas soumis aux cotisations sociales URSSAF. Ils supportent uniquement les prélèvements sociaux de 18,6 % inclus dans la flat tax 2026. Peut-on se verser des dividendes sans salaire en SASU ? Oui, c’est légalement possible. Mais si vos dividendes dépassent 24 030 € et que vous ne percevez pas au moins 9 612 € de revenus professionnels, la taxe PUMA

Freelance en retard sur sa comptabilité préparant la régularisation de plusieurs exercices avec documents et justificatifs.
Comptabilité

Pas de bilan comptable depuis 2 ans : que faire en 2026 ?

Mis à jour en mars 2026 · Sources : service-public.fr, Bpifrance Création, Code de commerce (art. L232-21) En bref En EURL et SASU, le bilan est obligatoire chaque année. L’absence de dépôt au greffe est passible d’une amende de 1 500 € et d’une injonction judiciaire. En BNC réel (déclaration 2035), pas d’obligation de bilan au sens comptable, mais la déclaration fiscale est obligatoire sous peine de majoration de 40 %. En micro-entreprise, aucun bilan n’est requis. Seul un livre des recettes suffit. La régularisation est toujours possible : il n’est jamais trop tard pour reprendre les comptes, mais l’attente aggrave les risques. Un expert-comptable peut reconstituer 2 à 3 ans de comptabilité rétroactivement à partir de vos relevés bancaires et factures. Votre comptabilité a pris du retard ? Prenez rendez-vous avec Neovi C’est une situation plus courante qu’on ne le croit. Une activité qui démarre, des revenus qui arrivent, et la comptabilité qui s’accumule dans un coin. Puis un an passe, puis deux. Et la question devient angoissante : est-ce grave ? Qu’est-ce que je risque vraiment ? Par où je commence ? La réponse dépend entièrement de votre statut juridique. Voici ce que dit la loi et ce que vous devez faire maintenant. Pas de bilan en EURL ou SASU : une obligation légale stricte Si vous exercez via une EURL ou une SASU, vous êtes soumis à une obligation comptable annuelle complète. Chaque exercice, vous devez établir un bilan, un compte de résultat et une annexe, les faire approuver dans les 6 mois suivant la clôture, puis les déposer au greffe du tribunal de commerce dans le mois suivant l’approbation (ou dans les 2 mois pour un dépôt dématérialisé). C’est ce que prévoient les articles L232-21 et suivants du Code de commerce, confirmés par service-public.fr. Si vous ne l’avez pas fait depuis 1 ou 2 ans, voici les risques réels : Le greffe envoie une relance automatique entre 3 et 6 mois après le délai légal. Le président du tribunal de commerce peut prononcer une injonction de dépôt assortie d’une astreinte, parfois 300 € par jour de retard. L’amende pénale est de 1 500 €, portée à 3 000 € en cas de récidive (article R247-3 du Code de commerce). Le tribunal peut exiger le dépôt des comptes des 5 dernières années. En pratique, la moitié des dirigeants ne déposent pas leurs comptes chaque année. Les sanctions restent rares tant qu’un tiers ne signale pas l’absence. Mais le risque augmente avec le temps, et l’absence de comptabilité à jour peut bloquer un prêt bancaire, une cession ou une levée de fonds. BNC réel (déclaration contrôlée) : pas de bilan, mais une déclaration obligatoire Si vous exercez en entreprise individuelle au régime de la déclaration contrôlée (BNC réel), bonne nouvelle : vous n’avez pas l’obligation d’établir un bilan au sens comptable du terme. Vous devez tenir une comptabilité de trésorerie et produire une déclaration 2035 chaque année. En revanche, ne pas déposer cette déclaration fiscale est une autre histoire. L’administration fiscale envoie une mise en demeure. Si vous ne régularisez pas dans les 30 jours, vous vous exposez à une imposition d’office et à des majorations : 10 % si la déclaration est déposée après mise en demeure mais dans le délai de 30 jours 40 % en cas de manquement délibéré ou de non-dépôt au-delà des 30 jours 80 % en cas de fraude ou d’abus de droit Ces majorations s’appliquent sur le montant des impôts dus. Sur 2 ans de revenus non déclarés, l’addition peut être très lourde. Micro-entreprise : aucun bilan requis En micro-BNC ou micro-BIC, vous n’avez aucune obligation d’établir un bilan. Le régime est conçu pour être simple : vous devez uniquement tenir un livre des recettes chronologique et conserver vos justificatifs 10 ans. En revanche, vous devez déclarer votre chiffre d’affaires chaque mois ou trimestre sur autoentrepreneur.urssaf.fr. Ne pas le faire déclenche des pénalités et peut entraîner une radiation d’office de votre micro-entreprise. Comment régulariser : les étapes concrètes Quelle que soit votre situation, la démarche est la même : agir vite et méthodiquement. Rassemblez tous vos relevés bancaires professionnels sur la période manquante. C’est la base de travail de tout expert-comptable pour une reconstitution comptable rétroactive. Retrouvez l’ensemble de vos factures clients et fournisseurs, vos notes de frais, vos contrats. Plus vous en avez, plus la reconstitution sera précise et les déductions optimisées. Contactez un expert-comptable spécialisé en freelances. La reconstitution de 2 à 3 ans de comptabilité est une opération courante. Avec des relevés bancaires complets, un cabinet peut reconstituer l’essentiel en quelques semaines. Si vous êtes en EURL ou SASU, procédez au dépôt des comptes en retard dès que possible. En cas d’injonction déjà reçue, un dépôt rapide permet souvent de limiter les astreintes. Ce que vous ne devez pas faire Attendre encore. Chaque mois supplémentaire augmente le montant des pénalités potentielles et réduit la fenêtre dans laquelle la régularisation est facilement réalisable. Reconstituer seul sans accompagnement si vous êtes en société. Les erreurs dans un bilan rétroactif peuvent créer des incohérences fiscales et sociales difficiles à corriger ensuite. Confondre “pas de bilan” et “pas d’obligation fiscale”. Même sans bilan, vous devez déclarer vos revenus. Les deux obligations sont indépendantes. FAQ Peut-on être radié d’office si on ne dépose pas ses comptes ? Oui, dans certains cas. Le greffe peut initier une procédure de radiation si une société ne répond pas à ses obligations légales de manière répétée. Cette situation est rare mais possible après plusieurs années de silence. Un expert-comptable peut-il vraiment reconstituer 2 ans de comptabilité ? Oui, c’est tout à fait faisable à partir des relevés bancaires professionnels, des factures et des contrats. La qualité de la reconstitution dépend de la qualité des justificatifs disponibles. Conservez tout. Les comptes en retard peuvent-ils être rendus confidentiels ? Oui. Les TPE et petites entreprises peuvent demander la confidentialité de leurs comptes lors du dépôt. Cela ne dispense pas du dépôt, mais les comptes ne seront pas publics.

Documents et calculs liés aux dividendes en EURL et à la règle des 10 % du capital social sur un bureau de travail.
Comptabilité

Dividendes et 10 % du capital social en EURL : ce que vous devez savoir en 2026

Mis à jour en mars 2026 · Sources : Légifrance (article L131-6 CSS), Bpifrance Création En bref En EURL, les dividendes inférieurs à 10 % du capital élargi supportent les prélèvements sociaux de 18,6 % (hors IR), soit le PFU total de 31,4 % comme pour tout dividende. Au-delà de ce seuil, la fraction excédentaire est soumise aux cotisations sociales TNS, soit environ 45 % au lieu de 18,6 %. Le “capital élargi” inclut : capital social + primes d’émission + solde moyen annuel des comptes courants d’associés. Cette règle ne concerne pas les présidents de SASU, avantage majeur de la SAS par rapport à l’EURL. La loi de finances 2026 permet désormais de renoncer chaque année à l’option barème progressif. Vous souhaitez optimiser votre stratégie de rémunération en EURL ? Confiez votre EURL à Neovi En EURL, le gérant associé unique est un travailleur non salarié (TNS). Et en tant que TNS, ses dividendes ne bénéficient pas du même traitement fiscal qu’en SASU. Au-delà d’un certain seuil, une partie d’entre eux est requalifiée en revenus d’activité et soumise aux cotisations sociales. C’est la règle des 10 % du capital social, l’une des plus méconnues et des plus coûteuses si on l’ignore. Pourquoi cette règle existe-t-elle ? Instituée depuis le 1er janvier 2013 par la loi de financement de la Sécurité sociale, cette mesure vise à éviter que les gérants d’EURL contournent leurs cotisations sociales en se rémunérant principalement en dividendes. L’administration considère qu’au-delà d’un certain niveau, les dividendes ne rémunèrent plus seulement l’investissement en capital, mais constituent une rémunération déguisée de l’activité professionnelle. Elle est codifiée à l’article L131-6 du Code de la Sécurité sociale. Qui est concerné ? Cette règle s’applique aux dirigeants relevant du régime TNS qui exercent une activité dans une société soumise à l’IS. En pratique, pour les freelances : Gérant associé unique d’une EURL : concerné Gérant majoritaire d’une SARL : concerné Associé de SNC : concerné Président d’une SASU : non concerné (régime assimilé-salarié) C’est l’une des différences majeures entre EURL et SASU. En SASU, les dividendes ne supportent jamais de cotisations sociales, quel que soit leur montant. Ils supportent seulement les prélèvements sociaux de 18,6 %. Dividendes EURL : comment calculer le seuil des 10 % du capital social ? La base de calcul n’est pas simplement le capital social inscrit dans les statuts. C’est un “capital élargi” qui comprend trois éléments : Le capital social apprécié au dernier jour de l’exercice précédant la distribution Les primes d’émission éventuelles Le solde moyen annuel des comptes courants d’associés (somme des soldes mensuels divisée par 12) La règle inclut également les parts et comptes courants détenus par le conjoint, le partenaire pacsé et les enfants mineurs non émancipés du gérant. Exemple concret : vous êtes associé unique d’une EURL avec un capital social de 10 000 €, sans prime d’émission, et un compte courant d’associé dont le solde moyen annuel est de 5 000 €. Capital élargi : 10 000 + 5 000 = 15 000 € Seuil des 10 % : 15 000 × 10 % = 1 500 € Tout dividende distribué jusqu’à 1 500 € supporte uniquement les prélèvements sociaux de 18,6 % (PFU total 31,4 %). Au-delà de 1 500 €, la fraction excédentaire est soumise aux cotisations sociales TNS d’environ 45 %. Quelle est la différence de coût ? Sous le seuil (≤ 10 %) Au-dessus du seuil (> 10 %) Régime applicable Prélèvements sociaux Cotisations sociales TNS Taux social 18,6 % ~45 % Ouvrir des droits sociaux Non Oui (retraite, maladie) Déductible du résultat Non Oui (les cotisations le sont) La cotisation TNS est plus lourde, mais elle n’est pas sans contrepartie : elle génère des droits à la retraite et ouvre la couverture maladie. Et les cotisations sociales TNS liées aux dividendes sont déductibles du résultat imposable de la société, ce qui génère une économie d’IS. Comment optimiser sa situation ? Augmenter le capital social. Un capital plus élevé repousse le seuil. Une EURL créée avec 10 000 € de capital peut distribuer jusqu’à 1 000 €/an sans cotisations TNS, contre 10 000 €/an pour une EURL capitalisée à 100 000 €. Alimenter le compte courant d’associé. En laissant des sommes en compte courant dans la société, vous augmentez la base de calcul du seuil. C’est une stratégie simple et accessible, mais attention : le compte courant retenu est la moyenne annuelle, pas le solde de fin d’exercice. Arbitrer entre EURL et SASU. Si vos dividendes sont significatifs et régulièrement au-dessus du seuil, le passage en SASU peut s’avérer pertinent. Un calcul comparatif avec votre expert-comptable s’impose avant toute décision. Pour approfondir cette question, consultez notre article sur la comptabilité de l’EURL. Nouveauté 2026 : l’option barème progressif n’est plus irrévocable La loi de finances pour 2026 a supprimé le caractère irrévocable de l’option pour le barème progressif de l’IR sur les dividendes. Désormais, vous pouvez renoncer à cette option si elle s’avère moins favorable que la flat tax, ce qui offre plus de souplesse dans votre arbitrage fiscal annuel. FAQ La règle des 10 % s’applique-t-elle si je ne me verse pas de salaire en EURL ? Oui. Le seuil des 10 % du capital élargi s’applique indépendamment de votre niveau de rémunération. Même sans salaire, les dividendes au-delà du seuil sont soumis aux cotisations TNS. Peut-on réduire la fraction soumise aux cotisations TNS en versant moins de dividendes ? Oui, c’est la stratégie la plus directe : ne distribuer que la fraction inférieure au seuil de 10 % et laisser le reste en réserves dans la société. Ces réserves peuvent être distribuées les années suivantes selon la même logique. Le compte courant d’associé entre-t-il dans la base même si je le récupère en cours d’année ? La base retient le solde moyen annuel, pas le solde à la date de distribution. Les variations en cours d’année sont donc prises en compte via ce calcul de moyenne. Les cotisations TNS sur dividendes sont-elles vraiment déductibles

Freelance échangeant avec un nouveau cabinet comptable tout en préparant ses documents administratifs.
Comptabilité

Comment changer d’expert-comptable freelance : la procédure complète 2026

Mis à jour en avril 2026 · Sources : Légifrance (décret n°2012-432), Ordre des Experts-Comptables En bref Vous pouvez changer d’expert-comptable à tout moment, sans avoir à vous justifier. Le préavis standard est de 3 mois avant la clôture de l’exercice, soit avant le 30 septembre pour une clôture au 31 décembre. La résiliation s’effectue par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR). Vous devez être à jour de vos honoraires, sinon votre ancien cabinet peut exercer un droit de rétention sur votre dossier. Votre nouveau cabinet se charge lui-même d’envoyer la lettre confraternelle à l’ancien. Vous n’avez rien à faire. Vous souhaitez changer d’expert-comptable ? Prenez rendez-vous avec Neovi Changer de comptable, ça peut faire peur. On imagine des complications, des blocages, des frais. En réalité, la procédure est encadrée et bien balisée, à condition de connaître les règles. Que vous partiez pour des honoraires trop élevés, un manque de réactivité ou parce que vous avez besoin d’un spécialiste freelance plutôt qu’un généraliste, la décision vous appartient entièrement. Pas besoin de motif, pas besoin d’expliquer. Voilà comment faire, étape par étape. Étape 1 : relisez votre lettre de mission avant tout La lettre de mission est le contrat qui vous lie à votre expert-comptable. Elle contient les conditions de résiliation : délai de préavis, clauses de durée minimale, indemnités en cas de rupture anticipée. C’est votre point de départ. Sans la relire, vous risquez de rater une date limite ou de vous exposer à des frais imprévus. Ce qu’il faut vérifier : Le délai de préavis (souvent 3 mois, parfois 1 à 6 mois selon les contrats) La date de clôture de votre exercice comptable L’existence ou non d’une clause de durée minimale Le montant des indemnités en cas de résiliation en cours d’année Si votre lettre de mission ne prévoit aucun préavis, un délai d’un mois est généralement considéré comme raisonnable. Étape 2 : choisissez votre nouveau cabinet AVANT de résilier Ne résiliez jamais avant d’avoir signé avec votre futur expert-comptable. C’est la règle numéro un, et la plus souvent ignorée. Un vide comptable, même de quelques semaines, peut entraîner des retards de déclaration de TVA, de liasse fiscale ou de DSN, avec des pénalités à la clé. Prenez le temps d’identifier ce dont vous avez vraiment besoin. Si vous êtes freelance en SASU ou EURL, un cabinet généraliste ne sera probablement pas suffisant. Les enjeux autour de l’arbitrage salaire/dividendes, de la taxe PUMA ou de l’optimisation de vos frais déductibles demandent un expert qui connaît vraiment votre statut. Pour vérifier qu’un cabinet est bien inscrit à l’Ordre, consultez l’annuaire officiel sur annuaire.experts-comptables.fr. Étape 3 : envoyez la lettre de résiliation par LRAR Une fois votre nouveau cabinet choisi, envoyez à votre expert-comptable actuel une lettre recommandée avec accusé de réception mentionnant : Vos coordonnées complètes et votre SIRET La référence de votre lettre de mission Votre volonté de résilier, avec la date d’effet souhaitée La demande de transmission de votre dossier comptable complet (FEC, balances, grand-livre, déclarations fiscales et sociales, bilan) Aucune justification n’est requise. Restez factuel et courtois. Sur le calendrier : si votre exercice se clôture le 31 décembre et que votre préavis est de 3 mois, votre lettre doit partir avant le 30 septembre pour que la résiliation prenne effet au 1er janvier suivant. Si vous manquez cette date, le contrat se reconduit tacitement. Étape 4 : soldez vos honoraires Votre ancien expert-comptable dispose d’un droit de rétention légal sur votre dossier tant que ses honoraires ne sont pas intégralement réglés. S’il vous reste des sommes dues, il n’est pas tenu de transmettre vos documents. Réglez toute somme due avant d’envoyer votre lettre. C’est le seul point qui peut bloquer une transition, et il est entièrement entre vos mains. Étape 5 : votre nouveau cabinet prend le relais Une fois la résiliation envoyée, votre nouveau cabinet gère la transition côté professionnel. Conformément à l’article 163 du décret n°2012-432 du 30 mars 2012, le cabinet entrant est tenu d’envoyer une lettre confraternelle à l’ancien pour l’informer de la reprise de votre dossier. L’ancien cabinet dispose alors d’un délai fixé dans ce courrier pour signaler d’éventuelles observations. Sans réponse dans ce délai, il est réputé n’avoir aucune opposition. Le transfert comprend l’ensemble de vos documents : FEC (Fichier des Écritures Comptables), balances comptables, grand-livre, bilans, comptes de résultat, déclarations de TVA et sociales. Prévoyez 2 à 4 semaines pour une transition en fin d’exercice, jusqu’à 6 semaines en cours d’année. Peut-on changer de comptable en cours d’année ? Oui, à n’importe quel moment. Mais si vous ne respectez pas le préavis de votre lettre de mission, votre ancien cabinet peut vous facturer des indemnités de rupture, généralement autour de 25 % des honoraires annuels restants. La transition en fin d’exercice reste la plus simple : elle coïncide avec la clôture naturelle des comptes et évite les indemnités. Si vous traversez une situation d’urgence (erreurs comptables graves, absence prolongée, manquements professionnels), une résiliation pour faute peut être envisagée sans préavis. Documentez les faits et mentionnez-les dans votre LRAR. FAQ Peut-on changer d’expert-comptable en cours d’année ? Oui. Aucune loi ne vous oblige à attendre la clôture de l’exercice. En revanche, si vous rompez le contrat avant le préavis prévu dans votre lettre de mission, des indemnités peuvent s’appliquer, généralement autour de 25 % des honoraires restants. Mon ancien comptable peut-il refuser de me donner mon dossier ? Il peut exercer un droit de rétention tant que vous lui devez des honoraires. Une fois les sommes réglées, il est tenu de transmettre l’intégralité de vos documents. En cas de blocage injustifié, vous pouvez saisir le Conseil Régional de l’Ordre des Experts-Comptables. Combien de temps dure la transition entre deux cabinets ? En fin d’exercice, comptez 2 à 4 semaines. En cours d’année, jusqu’à 6 semaines. Votre nouveau cabinet coordonne l’opération et relance si nécessaire. Comment vérifier qu’un expert-comptable est bien inscrit à l’Ordre ? Via l’annuaire officiel disponible sur annuaire.experts-comptables.fr. Tout cabinet qui exerce légalement y est

Freelance analysant l’amortissement de matériel informatique sur un bureau avec ordinateur, écran et documents comptables.
Fiscalité (impôts, TVA, taxes diverses)

Amortissement matériel informatique freelance : les règles à connaître en 2026

Mis à jour en mars 2026 · Sources : impots.gouv.fr, BOFiP En bref En dessous de 500 € HT : le matériel est déductible immédiatement en charges, sans amortissement. Au-dessus de 500 € HT : obligation d’immobiliser et d’amortir sur 3 ans pour un ordinateur (33,33 %/an). En cas d’usage mixte pro/perso : seule la part professionnelle est amortissable. Les logiciels en abonnement (SaaS) sont des charges déductibles immédiatement, quelle que soit leur valeur. En micro-entreprise : aucun amortissement possible, l’abattement forfaitaire couvre tout. Vous souhaitez optimiser la gestion de vos immobilisations ? Confiez vos amortissements à Neovi Votre MacBook Pro à 2 400 €, votre écran 4K à 700 €, votre logiciel de design à 800 €. Ce ne sont pas des dépenses ordinaires. Ce sont des investissements. Et en comptabilité, les investissements ne se déduisent pas comme un repas d’affaires : ils s’amortissent. C’est une règle simple une fois qu’on l’a comprise, mais elle surprend beaucoup de freelances qui pensent pouvoir tout passer en charges l’année d’achat. Voici exactement comment ça fonctionne. La règle de base : le seuil de 500 € HT L’administration fiscale a fixé une frontière claire, rappelée dans le BOFiP (BOI-BIC-CHG-20-30-10) : tout matériel dont la valeur unitaire est inférieure à 500 € HT (600 € TTC) peut être passé directement en charges déductibles l’année d’achat. Au-delà de ce seuil, le bien doit obligatoirement être inscrit à l’actif du bilan comme immobilisation et faire l’objet d’un amortissement étalé sur sa durée d’utilisation. Pour aller plus loin sur le fonctionnement général des immobilisations, consultez notre guide complet sur les immobilisations et amortissements. En pratique, pour un freelance : Souris, clavier, disque dur externe à 80 € : charge immédiate Écran secondaire à 450 € HT : charge immédiate (sous le seuil) MacBook Pro à 2 000 € HT : immobilisation obligatoire, amortie sur 3 ans Station de travail assemblée valant 1 800 € HT : immobilisation, même si chaque composant individuel coûte moins de 500 € Ce dernier point est important : si vous assemblez un PC pièce par pièce, l’administration considère l’ensemble comme un seul bien. Vous ne pouvez pas contourner le seuil en “saucissonnant” l’achat. Quelle durée pour amortir un ordinateur ? Pour le matériel informatique, la durée d’usage fiscalement admise est de 3 ans, conformément aux usages comptables et confirmé par impots.gouv.fr. Cela correspond à un taux d’amortissement linéaire de 33,33 % par an. Matériel Durée d’amortissement Ordinateur portable / fixe 3 ans Écran, imprimante 3 à 5 ans Smartphone professionnel 3 ans Serveur 3 à 5 ans Mobilier de bureau 5 à 10 ans Ces durées ne sont pas gravées dans le marbre. Vous pouvez retenir une durée différente si elle reflète mieux la réalité d’utilisation de votre matériel, à condition de pouvoir la justifier en cas de contrôle. Comment calculer l’amortissement linéaire ? La méthode la plus courante est l’amortissement linéaire : même montant déduit chaque année. Exemple concret : vous achetez un MacBook Pro à 2 400 € HT le 1er juillet 2026, utilisé à 100 % pour votre activité. Durée : 3 ans, taux 33,33 % Amortissement annuel complet : 2 400 × 33,33 % = 800 € Première année (prorata temporis, 6 mois) : 800 × 6/12 = 400 € Années 2 et 3 : 800 €/an Dernière fraction (6 mois) : 400 € Total déduit sur 3 ans : 2 400 €, soit la totalité du prix d’achat. La première et la dernière année, le calcul se fait toujours au prorata du nombre de mois d’utilisation réelle sur l’exercice. Et si j’utilise mon ordinateur aussi à titre personnel ? C’est le cas de beaucoup de freelances. L’administration l’accepte, mais vous devez n’amortir que la fraction professionnelle. Exemple : vous estimez utiliser votre ordinateur à 70 % pour votre activité. Sur un MacBook à 2 400 € HT : Base amortissable : 2 400 × 70 % = 1 680 € Amortissement annuel : 1 680 / 3 = 560 €/an Documentez votre pourcentage d’usage et soyez cohérent d’une année sur l’autre. En cas de contrôle, c’est vous qui devez justifier. Ces règles s’appliquent également aux autres frais déductibles en usage mixte. Le cas des logiciels : deux règles selon le mode d’achat Les logiciels fonctionnent différemment selon qu’ils sont achetés en licence perpétuelle ou en abonnement. Les abonnements SaaS (Figma, Adobe Creative Cloud, GitHub Copilot, Notion…) sont des charges déductibles immédiatement chaque année, quelle que soit leur valeur. Ils ne s’immobilisent pas. Les licences perpétuelles de plus de 500 € HT doivent être immobilisées. L’administration admet un amortissement exceptionnel sur 12 mois (BOFiP, BOI-BIC-AMT-20-30-70). En dessous de 500 € HT, une licence perpétuelle peut être passée directement en charge. Et en micro-entreprise ? En micro-BNC ou micro-BIC, il n’y a pas d’amortissement. L’abattement forfaitaire (34 % en BNC, 50 % en BIC services) est censé couvrir l’ensemble de vos frais professionnels, matériel informatique inclus. Si vous investissez beaucoup en équipement, cet abattement peut devenir insuffisant. C’est souvent l’un des déclencheurs d’un passage au régime réel, où vous déduisez vos frais réels et amortissez votre matériel. FAQ Puis-je déduire un ordinateur acheté avant la création de mon activité ? Oui, sous conditions. Vous pouvez inscrire à l’actif de votre entreprise du matériel acheté personnellement avant votre lancement, à sa valeur vénale au jour de l’apport. L’amortissement court à partir de la date d’affectation à l’activité professionnelle. Un smartphone est-il amortissable ? Oui, s’il coûte plus de 500 € HT et est utilisé professionnellement. Pour un usage mixte, vous amortissez la fraction pro. Si votre activité justifie un smartphone performant (développeur mobile, consultant en déplacement), le 100 % professionnel est défendable. Que se passe-t-il si je revends mon matériel avant la fin de l’amortissement ? La vente génère une plus-value ou moins-value professionnelle. La valeur nette comptable (prix d’achat moins amortissements déjà déduits) est soldée et le produit de cession est réintégré dans votre résultat. Peut-on accélérer l’amortissement pour déduire plus vite ? Oui, via l’amortissement dégressif,

Clés de maison posées sur un document officiel avec une maquette de maison en bois
Administration

Décret 22 août 2025 : masquer l’adresse du dirigeant

Article mis à jour en mars 2026 – Informations vérifiées et conformes au décret n°2025-840. Temps de lecture : 5 minutes. En bref Depuis le 25 août 2025 (décret n°2025-840), tout dirigeant de société peut demander gratuitement la confidentialité de son adresse personnelle au RCS. Concerné : gérants SARL/EURL, présidents SAS/SASU, directeurs généraux, membres de directoire, associés de SNC et sociétés civiles. Non concerné : les micro-entrepreneurs (procédure spécifique auprès de l’INSEE). Demande : via le guichet unique INPI (formalites.entreprises.gouv.fr) — traitement en 5 jours ouvrables. Limite : si le siège social est à votre domicile, l’adresse reste publique ; solution = domiciliation professionnelle. Le décret du 22 août 2025 : un texte né de l’urgence Les enlèvements qui ont tout changé Janvier 2025. David Balland, cofondateur de Ledger, est enlevé avec sa compagne à Paris. Les ravisseurs exigent une rançon de 10 millions d’euros en Bitcoin. 1er mai 2025. Tentative d’enlèvement visant le père d’un entrepreneur parisien du secteur crypto. 13 mai 2025. La fille d’un dirigeant de société de cryptomonnaies échappe de justesse à une tentative d’enlèvement dans le 8ᵉ arrondissement de Paris. Dans tous les cas, les agresseurs ont utilisé les informations publiques du RCS, notamment l’adresse personnelle figurant sur le Kbis. Ce que dit exactement le décret Le décret n°2025-840 du 22 août 2025 crée un nouvel article R.123-54-1 dans le Code de commerce. Il permet aux personnes physiques dirigeantes de demander la confidentialité des informations relatives à leur domicile personnel. Cette protection concerne : Les gérants de SARL et EURL Les présidents de SAS et SASU Les directeurs généraux et directeurs généraux délégués Les membres et présidents de directoire Les associés indéfiniment responsables (SNC, sociétés civiles) Important : les micro-entrepreneurs ne sont pas concernés par ce décret. Qui peut demander l’occultation de son adresse personnelle ? Les dirigeants en exercice uniquement Seuls les dirigeants actuellement en fonction peuvent demander l’occultation. Un ancien dirigeant ne peut pas bénéficier de cette protection. Les associés de SNC et sociétés civiles Les associés indéfiniment responsables peuvent également demander l’occultation de leur adresse. Cas particulier : les micro-entrepreneurs Les auto-entrepreneurs doivent passer par un droit d’opposition auprès de l’INSEE pour limiter la diffusion de leur adresse personnelle. Comment demander l’occultation de votre adresse : la procédure Étape 1 : Accéder au guichet unique INPI Rendez-vous sur formalites.entreprises.gouv.fr. Étape 2 : Formuler la demande Deux possibilités : Lors d’une formalité RCS (création, modification, radiation) – Gratuit Demande isolée – Coût variable selon les greffes (0 à 50 €) Étape 3 : Actes existants Pour les actes déjà publiés, vous devez fournir des versions où votre adresse personnelle est occultée. Étape 4 : Traitement par le greffier Le greffier dispose de 5 jours ouvrables pour traiter la demande. Étape 5 : Confirmation Une notification confirme l’occultation sur les documents publics. La limite majeure du décret Si le siège social de la société est domicilié à votre domicile, cette adresse reste publique. Solution : combiner occultation + domiciliation professionnelle. Qui conserve l’accès à votre adresse personnelle ? Autorités publiques Autorités judiciaires Administration fiscale et URSSAF Douanes Forces de l’ordre Professions réglementées Notaires Huissiers Administrateurs judiciaires Experts-comptables 5 limites du décret à connaître absolument Uniquement les dirigeants en exercice Le siège social reste public Aucune occultation automatique Les actes antérieurs restent accessibles Protection limitée au RCS Que faire si votre adresse est déjà sur Internet ? Demander l’occultation via l’INPI Fournir des actes occultés Contacter les sites d’annuaires (RGPD) Demander le déréférencement Google Opter pour une domiciliation professionnelle FAQ : Occultation adresse dirigeant Le décret concerne-t-il les auto-entrepreneurs ? Non. Les auto-entrepreneurs doivent passer par l’INSEE. Combien coûte l’occultation ? Gratuite lors d’une formalité RCS. Sinon, entre 0 et 50 € selon les greffes. L’occultation protège-t-elle si le siège est au domicile ? Non. Le siège social reste public. Conclusion : protégez votre adresse dès maintenant Le décret du 22 août 2025 est une avancée majeure, mais il comporte des limites importantes. Notre recommandation : demander l’occultation dès que possible et envisager une domiciliation professionnelle. Ces articles peuvent vous intéresser : Domiciliation : combien coûte vraiment un changement d’adresse en 2025 ? Responsabilité limitée vs illimitée : protéger son patrimoine quand on est freelance Comment devenir freelance en France ? Source : Service-Public.fr – Décret du 22 août 2025 Source : Légifrance – Décret n°2025-840 du 22 août 2025 Source : Guichet unique INPI Mis à jour en mars 2026 Besoin de conseil sur le choix de vos statuts ? Remplissez un questionnaire pour savoir quel statut est le plus adapté à votre nouvelle vie de freelance en informatique ! Faire un devis en 2 min

Freelance en train de prendre des notes face à une tablette, documents professionnels sur la table
Comptabilité

Expert-comptable spécialisé vs généraliste : freelance 2026

En bref Un généraliste coûte 80–150 €/mois pour une SASU/EURL ; un spécialisé freelance 120–250 €/mois. Les clients d’experts spécialisés économisent en moyenne 2 000 à 5 000 €/an grâce à des optimisations ciblées. À partir de 30 000 € de CA, un spécialisé commence à faire une différence tangible ; indispensable au-delà de 70 000 €. Critères de choix : % de clients freelances (>70 %), réactivité (<48 h), outils digitaux, conseils proactifs. Un expert-comptable généraliste n’est pas forcément au courant des réformes spécifiques aux indépendants (ACRE, PUMA, etc.). Vous souhaitez déléguer la gestion de le choix de votre expert-comptable freelance ? Découvrir l’offre Neovi Choisir un expert-comptable quand on est freelance n’est pas anodin. Cette décision impacte directement votre fiscalité, vos économies potentielles et votre sérénité au quotidien. Mais voici la question que personne ne vous pose : devez-vous opter pour un expert-comptable généraliste ou un expert-comptable spécialisé pour freelances ? La différence entre ces deux options peut vous faire économiser entre 2 000 et 5 000 € par an. Parfois bien plus. Dans ce guide complet, découvrez les avantages et inconvénients de chaque option, les critères de choix essentiels, et comment identifier l’expert-comptable qui maximisera vraiment vos revenus de freelance. Qu’est-ce qu’un expert-comptable généraliste ? Un expert-comptable généraliste accompagne tous types d’entreprises : TPE, PME, commerces, artisans, professions libérales. Il maîtrise les fondamentaux de la comptabilité et connaît les règles fiscales générales applicables en France. Les services d’un comptable généraliste Un expert-comptable généraliste propose généralement : Tenue de la comptabilité courante Établissement du bilan annuel et des comptes de résultat Déclarations fiscales obligatoires (TVA, impôts sur les sociétés) Dépôt des comptes annuels au greffe Conseils juridiques de base Avantages d’un expert-comptable généraliste Prix souvent plus compétitif : Les cabinets généralistes pratiquent des tarifs standardisés, généralement entre 80 et 120 € HT par mois pour un freelance en SASU ou EURL. Proximité géographique : Vous trouverez facilement un cabinet généraliste près de chez vous, dans votre ville ou votre région. Polyvalence : Si votre activité évolue (embauche, locaux commerciaux, etc.), un généraliste peut suivre cette croissance. Inconvénients d’un expert-comptable généraliste pour freelances Manque d’expertise spécifique : Un comptable généraliste ne maîtrise pas nécessairement les optimisations fiscales propres aux freelances, consultants indépendants et travailleurs du numérique. Accompagnement réactif plutôt que proactif : Il fait votre comptabilité, mais ne vous alertera pas systématiquement sur les opportunités d’économies fiscales. Méconnaissance des métiers du digital : Les spécificités d’un développeur web freelance, d’un consultant SEO ou d’un graphiste indépendant ne sont pas toujours bien comprises. Qu’est-ce qu’un expert-comptable spécialisé pour freelances ? Un expert-comptable spécialisé pour freelances concentre son activité exclusivement (ou majoritairement) sur l’accompagnement des travailleurs indépendants : freelances IT, consultants, designers, coachs, formateurs, créateurs de contenu. Les services d’un comptable spécialisé freelances Au-delà des services classiques, un expert-comptable spécialisé propose : Optimisation de la rémunération du dirigeant (arbitrage salaire/dividendes) Conseil sur les charges déductibles spécifiques aux indépendants Accompagnement personnalisé sur le choix du statut juridique (micro-entreprise, EURL, SASU, portage salarial) Anticipation fiscale avec des simulations régulières Connaissance approfondie des métiers du numérique et du conseil Avantages d’un expert-comptable spécialisé freelances Expertise métier pointue : Un comptable spécialisé connaît parfaitement les enjeux fiscaux, sociaux et juridiques des freelances. Il travaille uniquement avec des profils similaires au vôtre. Optimisation fiscale maximale : Les clients d’experts-comptables spécialisés économisent en moyenne 2 000 à 5 000 € par an grâce à des optimisations ciblées (source : études de cas Neovi). Accompagnement proactif : Votre comptable vous contacte avant les échéances importantes, vous propose des ajustements en temps réel, anticipe vos besoins. Outils digitaux adaptés : Les cabinets spécialisés proposent généralement des plateformes en ligne modernes, des applications mobiles, et une dématérialisation complète. Compréhension de votre activité : Si vous êtes développeur freelance, votre comptable comprend la facturation au forfait vs en régie, les spécificités des contrats clients, la gestion des acomptes. Inconvénients d’un expert-comptable spécialisé Tarif légèrement supérieur : Comptez généralement entre 120 et 200 € HT par mois. Mais cette différence est largement compensée par les économies réalisées. Moins de proximité géographique : Les cabinets spécialisés sont souvent basés en ligne, avec des rendez-vous en visioconférence plutôt qu’en présentiel. Expert-comptable pour freelance : les critères de choix essentiels 1. Votre niveau de revenus annuel Moins de 30 000 € de CA annuel : Un expert-comptable généraliste ou une solution low-cost peut suffire. À ce stade, les optimisations fiscales restent limitées. Entre 30 000 et 70 000 € de CA : Zone de transition. Un spécialiste commence à faire une vraie différence, surtout si vous êtes en SASU ou EURL. Plus de 70 000 € de CA : Un expert-comptable spécialisé devient quasi indispensable. Les enjeux d’optimisation justifient largement l’investissement. 2. Votre statut juridique Micro-entreprise : Pas indispensable d’avoir un expert-comptable. EURL ou SASU : Un spécialiste apporte une réelle valeur ajoutée sur l’arbitrage rémunération/dividendes, les charges déductibles, et la stratégie fiscale globale. Portage salarial : Moins d’enjeux comptables directs, mais un spécialiste peut vous aider à comparer avec d’autres statuts. 3. Votre secteur d’activité Métiers du numérique (développeur web, consultant SEO, designer UX, data analyst) : Un expert-comptable spécialisé comprendra mieux vos revenus variables, vos frais de formation continue, vos outils professionnels. Métiers du conseil (consultant indépendant, coach, formateur) : Les spécificités de facturation, les frais de déplacement, et les investissements immatériels nécessitent une expertise pointue. Professions libérales réglementées : Selon votre profession, un généraliste habitué à votre secteur peut être préférable. Combien coûte un expert-comptable pour freelance en 2026 ? Tarifs des experts-comptables généralistes Micro-entreprise : 50 à 80 € HT/mois EURL/SASU : 80 à 150 € HT/mois Services additionnels : Création d’entreprise (500-1500 €), déclarations spécifiques, assemblées générales Tarifs des experts-comptables spécialisés freelances Micro-entreprise : 70 à 100 € HT/mois (mais rarement pertinent) EURL/SASU : 120 à 250 € HT/mois Services inclus : Création d’entreprise souvent gratuite, conseils illimités, optimisation fiscale proactive ROI : le vrai calcul à faire Un expert-comptable spécialisé coûte environ 50 à 100 € de plus

Tour de guet en bois sous un ciel bleu clair
Administration

Qu’est-ce que l’attestation de vigilance et comment l’obtenir en 2025 ?

L’attestation de vigilance est le « visa » social que tout freelance ou entreprise doit fournir à un client dès qu’un contrat atteint 5 000 € HT : ce document, émis par l’Urssaf, prouve que vous êtes à jour de vos déclarations et paiements de cotisations. Valable six mois, il doit être renouvelé jusqu’à la fin de la mission, faute de quoi votre donneur d’ordre encourt une responsabilité solidaire pour travail dissimulé. 1. Pourquoi l’attestation est-elle obligatoire ? Le Code du travail impose au client (ou donneur d’ordre) de vérifier, lors de la signature puis tous les six mois, que son prestataire règle correctement ses charges sociales. Au-delà de 5 000 € HT, ne pas exiger ce justificatif expose le client à payer les cotisations manquantes et à des amendes administratives pouvant atteindre 225 000 € pour une personne morale. 2. Contenu et durée de validité La dénomination sociale et le Siret du freelance ; La date de délivrance ; La mention « est à jour de ses déclarations et paiements » ou, le cas échéant, le montant des dettes déjà échéancées. Elle est valable six mois ; passé ce délai, le client doit demander une nouvelle version jusqu’à la fin du contrat. 3. Comment l’obtenir ? Se connecter à son espace en ligne Urssaf (ou autoentrepreneur.urssaf.fr pour les micros). Aller dans « Mes attestations » puis choisir « Attestation de vigilance ». Télécharger le PDF. Astuce : il faut avoir déposé au moins une déclaration de chiffre d’affaires (micro-entreprise) ou la DSN (société) pour que le service affiche le document. Délivrance automatique : une fois ces conditions remplies, l’attestation est délivrée instantanément. En cas de retard de paiement ou de plan d’apurement, l’Urssaf peut refuser la délivrance ; il faudra alors régulariser la situation avant de réessayer. 4. Obligations du client et sanctions Collecter l’attestation à la signature puis tous les six mois. Vérifier l’authenticité via l’outil Urssaf « Vérifier une attestation ». En cas de manquement : responsabilité solidaire + amende jusqu’à 225 000 € (personne morale) ou 75 000 € (personne physique). 5. Questions fréquentes Que faire si l’attestation est refusée ? Régularisez vos déclarations et cotisations, puis redemandez le document. Dois-je fournir l’attestation pour un devis de 4 500 € HT ? Non : l’obligation commence à 5 000 € HT cumulés avec un même client sur l’année civile. Mon client peut-il retenir 5 % de ma facture ? Oui, si vous ne fournissez pas l’attestation dans les 15 jours : il doit consigner cette somme auprès de la Caisse des dépôts comme garantie. Une mission de trois ans ? Le client devra vous redemander l’attestation tous les six mois jusqu’à la fin de la prestation. Besoin de conseil sur le choix de vos statuts ? Remplissez un questionnaire pour savoir quel statut est le plus adapté à votre nouvelle vie de freelance en informatique ! Faire un devis en 2 min 👨 À propos de l’auteur Jordan Milles, expert-comptable Membre de l’Ordre des Experts-comptables, Jordan accompagne depuis plus de 10 ans les freelances et indépendants dans leur gestion comptable et fiscale. Spécialiste des statuts SASU, EURL. Liens recommandés : 1. Combien de temps conserver factures et justificatifs en 2026 2. Quelles sont les mentions obligatoires sur une facture pour les freelances 3. Doit-on ouvrir un compte bancaire professionnel en freelance

Documents fiscaux avec tasse de café sur un bureau
Administration, Fiscalité (impôts, TVA, taxes diverses)

Prélèvement à la source freelance : acomptes 2026

En bref Aucune retenue à la source sur vos factures : l’administration prélève directement des acomptes bancaires le 15 de chaque mois (ou trimestre). Option trimestrielle : possible sur demande avant le 30 septembre, avec prélèvements les 15 février, mai, août et novembre. Calcul des acomptes : basé sur votre revenu N-1 et recalculé chaque septembre après traitement de votre déclaration. Modulation possible : vous pouvez augmenter, réduire ou suspendre vos acomptes directement sur impots.gouv.fr si vos revenus évoluent. La CFE est un impôt local distinct, non couverts par les acomptes IR — à régler séparément avant le 15 décembre. Contrairement aux salariés, vos impôts ne sont pas retenus sur vos factures : l’administration prélève directement des acomptes sur votre compte bancaire le 15 de chaque mois ou chaque trimestre. Le montant découle de votre dernière déclaration de revenus et se réactualise chaque septembre. Bonne nouvelle : vous pouvez choisir la périodicité, moduler ou même suspendre ces acomptes en ligne, afin d’éviter toute mauvaise surprise en fin d’année. Pourquoi un système d’acomptes ? Les freelances n’ont pas de collecteur ; l’État se rembourse donc via un prélèvement bancaire automatique basé sur les revenus BIC/BNC déclarés l’année précédente. Vous payez ainsi l’impôt de l’année N… mais sur une estimation tirée des revenus N-1, d’où la régularisation annuelle. Acomptes mensuels ou trimestriels ? Périodicité Dates de prélèvement Pour qui ? Mensuel 15 de chaque mois Par défaut pour tous les indépendants Trimestriel 15 février, 15 mai, 15 août, 15 novembre Sur option avant le 30 septembre pour l’année suivante Vous changez la fréquence dans « Gérer mes acomptes » de votre espace particulier impots.gouv. Comment l’administration calcule vos acomptes ? Elle prend votre dernier revenu net imposable (déclaration de mai). Elle applique votre taux moyen d’imposition. Elle divise par 12 (ou 4) pour fixer la mensualité. Chaque septembre, après traitement de la déclaration, vos acomptes sont augmentés ou diminués pour coller à la réalité. Exemple chiffré Déclaration 2025 : bénéfice 36 000 €. Impôt théorique : 3 600 € (10 %). Acompte mensuel : 300 € du 15 janvier au 15 août 2026. Si vos revenus 2026 chutent à 24 000 €, vous pouvez moduler (voir ci-dessous) pour abaisser l’acompte à 200 €. Moduler ou suspendre ses acomptes Vous pouvez ajuster à la baisse si votre impôt estimé diminue d’au moins 10 %, ou augmenter pour éviter un solde important. La démarche : Espace particulier → « Gérer mon prélèvement à la source ». Onglet « Actualiser » suite à une hausse ou une baisse de revenus. Indiquez le bénéfice prévisionnel ; l’outil recalcule immédiatement le nouvel acompte. Vous pouvez aussi suspendre temporairement les prélèvements si vous cessez l’activité ou avez déjà versé tout l’impôt dû. La déclaration annuelle : toujours obligatoire Trop-perçu : remboursement en juillet/août. Solde à payer : prélèvement en septembre, étalé de septembre à décembre si >300 €. Bons réflexes de trésorerie Virez 30 % de chaque facture sur un sous-compte épargne pour vos cotisations + impôt. Programmez une alerte calendrier avant chaque 15 du mois/trimestre. Pensez à moduler en temps réel si un gros client disparaît ou si vos ventes explosent. FAQ Puis-je passer de mensuel à trimestriel en cours d’année ? Oui : changez l’option avant le 30 septembre ; elle s’applique au 1ᵉʳ janvier suivant. Et si je lance mon activité en cours d’année ? Les acomptes démarrent le mois suivant votre inscription et sont calculés sur l’estimation de revenu que vous saisissez ; ajustez-les dès que vous avez une vision plus précise. Dois-je payer l’impôt en avance si je choisis le versement libératoire micro ? Non : le versement libératoire (1 %, 1,7 % ou 2,2 % du CA) remplace les acomptes ; il est payé en même temps que vos cotisations URSSAF. Puis-je suspendre tous les prélèvements si j’arrête mon activité ? Oui : demande de suspension dans « Gérer mes acomptes » ; effet dès le mois suivant. Les acomptes couvrent-ils la CFE ? Non, la CFE est un impôt local distinct à régler mi-décembre. Mis à jour en mars 2026 Besoin de conseil sur le choix de vos statuts ? Remplissez un questionnaire pour savoir quel statut est le plus adapté à votre nouvelle vie de freelance en informatique ! Faire un devis en 2 min 👨 À propos de l’auteur Jordan Milles, expert-comptable Membre de l’Ordre des Experts-comptables, Jordan accompagne depuis plus de 10 ans les freelances et indépendants dans leur gestion comptable et fiscale. Spécialiste des statuts SASU, EURL. Liens recommandés : 1. Comment un freelance paie-t-il ses impôts sur le revenu 2. Calendrier fiscal 2025 pour freelances 3. Freelance : quel pourcentage de son CA mettre de côté pour impôts et cotisations

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