NEOVI

Nom de l’auteur/autrice :Jordan Miles

Expert-comptable spécialisé dans l’accompagnement des freelances et indépendants. J’accompagne les entrepreneurs dans tous les aspects comptables et fiscaux. De la création d’entreprise, jusqu’à l’établissement du bilan, en passant par la tenue comptable.

Jordan Milles (fondateur NEOVI)
Clés de maison posées sur un document officiel avec une maquette de maison en bois
Administration

Décret du 22 août 2025 : comment masquer votre adresse personnelle en tant que dirigeant ?

Article mis à jour le 30 octobre 2025 – Informations vérifiées et conformes au décret n°2025-840. Temps de lecture : 5 minutes. Réponse rapide Depuis le 25 août 2025, les dirigeants de sociétés et les associés indéfiniment responsables peuvent demander gratuitement l’occultation de leur adresse personnelle au RCS via le guichet unique INPI. Le greffier traite la demande sous 5 jours ouvrables. Cette mesure d’urgence fait suite aux enlèvements violents de dirigeants du secteur crypto début 2025. Votre adresse personnelle visible sur Internet. Accessible en trois clics par n’importe qui. Jusqu’au 24 août 2025, c’était la réalité pour tous les dirigeants d’entreprise en France. Votre domicile figurait en clair sur votre Kbis, consultable librement sur Infogreffe, puis copié par de nombreux sites d’annuaires. Pour certains dirigeants, cette exposition a eu des conséquences dramatiques : enlèvements avec violence, tentatives de kidnapping, séquestrations et demandes de rançon. Face à cette urgence sécuritaire, le gouvernement a publié le décret n°2025-840 le 22 août 2025, entré en vigueur trois jours plus tard. Le décret du 22 août 2025 : un texte né de l’urgence Les enlèvements qui ont tout changé Janvier 2025. David Balland, cofondateur de Ledger, est enlevé avec sa compagne à Paris. Les ravisseurs exigent une rançon de 10 millions d’euros en Bitcoin. 1er mai 2025. Tentative d’enlèvement visant le père d’un entrepreneur parisien du secteur crypto. 13 mai 2025. La fille d’un dirigeant de société de cryptomonnaies échappe de justesse à une tentative d’enlèvement dans le 8ᵉ arrondissement de Paris. Dans tous les cas, les agresseurs ont utilisé les informations publiques du RCS, notamment l’adresse personnelle figurant sur le Kbis. Ce que dit exactement le décret Le décret n°2025-840 du 22 août 2025 crée un nouvel article R.123-54-1 dans le Code de commerce. Il permet aux personnes physiques dirigeantes de demander la confidentialité des informations relatives à leur domicile personnel. Cette protection concerne : Les gérants de SARL et EURL Les présidents de SAS et SASU Les directeurs généraux et directeurs généraux délégués Les membres et présidents de directoire Les associés indéfiniment responsables (SNC, sociétés civiles) Important : les micro-entrepreneurs ne sont pas concernés par ce décret. Qui peut demander l’occultation de son adresse personnelle ? Les dirigeants en exercice uniquement Seuls les dirigeants actuellement en fonction peuvent demander l’occultation. Un ancien dirigeant ne peut pas bénéficier de cette protection. Les associés de SNC et sociétés civiles Les associés indéfiniment responsables peuvent également demander l’occultation de leur adresse. Cas particulier : les micro-entrepreneurs Les auto-entrepreneurs doivent passer par un droit d’opposition auprès de l’INSEE pour limiter la diffusion de leur adresse personnelle. Comment demander l’occultation de votre adresse : la procédure Étape 1 : Accéder au guichet unique INPI Rendez-vous sur formalites.entreprises.gouv.fr. Étape 2 : Formuler la demande Deux possibilités : Lors d’une formalité RCS (création, modification, radiation) – Gratuit Demande isolée – Coût variable selon les greffes (0 à 50 €) Étape 3 : Actes existants Pour les actes déjà publiés, vous devez fournir des versions où votre adresse personnelle est occultée. Étape 4 : Traitement par le greffier Le greffier dispose de 5 jours ouvrables pour traiter la demande. Étape 5 : Confirmation Une notification confirme l’occultation sur les documents publics. La limite majeure du décret Si le siège social de la société est domicilié à votre domicile, cette adresse reste publique. Solution : combiner occultation + domiciliation professionnelle. Qui conserve l’accès à votre adresse personnelle ? Autorités publiques Autorités judiciaires Administration fiscale et URSSAF Douanes Forces de l’ordre Professions réglementées Notaires Huissiers Administrateurs judiciaires Experts-comptables 5 limites du décret à connaître absolument Uniquement les dirigeants en exercice Le siège social reste public Aucune occultation automatique Les actes antérieurs restent accessibles Protection limitée au RCS Que faire si votre adresse est déjà sur Internet ? Demander l’occultation via l’INPI Fournir des actes occultés Contacter les sites d’annuaires (RGPD) Demander le déréférencement Google Opter pour une domiciliation professionnelle FAQ : Occultation adresse dirigeant Le décret concerne-t-il les auto-entrepreneurs ? Non. Les auto-entrepreneurs doivent passer par l’INSEE. Combien coûte l’occultation ? Gratuite lors d’une formalité RCS. Sinon, entre 0 et 50 € selon les greffes. L’occultation protège-t-elle si le siège est au domicile ? Non. Le siège social reste public. Conclusion : protégez votre adresse dès maintenant Le décret du 22 août 2025 est une avancée majeure, mais il comporte des limites importantes. Notre recommandation : demander l’occultation dès que possible et envisager une domiciliation professionnelle. Ces articles peuvent vous intéresser : Domiciliation : combien coûte vraiment un changement d’adresse en 2025 ? Responsabilité limitée vs illimitée : protéger son patrimoine quand on est freelance Comment devenir freelance en France ? Source : Service-Public.fr – Décret du 22 août 2025 Source : Légifrance – Décret n°2025-840 du 22 août 2025 Source : Guichet unique INPI Besoin de conseil sur le choix de vos statuts ? Remplissez un questionnaire pour savoir quel statut est le plus adapté à votre nouvelle vie de freelance en informatique ! Faire un devis en 2 min

Freelance en train de prendre des notes face à une tablette, documents professionnels sur la table
Comptabilité

Expert-comptable spécialisé vs généraliste pour freelance : comment choisir en 2025 ?

Choisir un expert-comptable quand on est freelance n’est pas anodin. Cette décision impacte directement votre fiscalité, vos économies potentielles et votre sérénité au quotidien. Mais voici la question que personne ne vous pose : devez-vous opter pour un expert-comptable généraliste ou un expert-comptable spécialisé pour freelances ? La différence entre ces deux options peut vous faire économiser entre 2 000 et 5 000 € par an. Parfois bien plus. Dans ce guide complet, découvrez les avantages et inconvénients de chaque option, les critères de choix essentiels, et comment identifier l’expert-comptable qui maximisera vraiment vos revenus de freelance. Qu’est-ce qu’un expert-comptable généraliste ? Un expert-comptable généraliste accompagne tous types d’entreprises : TPE, PME, commerces, artisans, professions libérales. Il maîtrise les fondamentaux de la comptabilité et connaît les règles fiscales générales applicables en France. Les services d’un comptable généraliste Un expert-comptable généraliste propose généralement : Tenue de la comptabilité courante Établissement du bilan annuel et des comptes de résultat Déclarations fiscales obligatoires (TVA, impôts sur les sociétés) Dépôt des comptes annuels au greffe Conseils juridiques de base Avantages d’un expert-comptable généraliste Prix souvent plus compétitif : Les cabinets généralistes pratiquent des tarifs standardisés, généralement entre 80 et 120 € HT par mois pour un freelance en SASU ou EURL. Proximité géographique : Vous trouverez facilement un cabinet généraliste près de chez vous, dans votre ville ou votre région. Polyvalence : Si votre activité évolue (embauche, locaux commerciaux, etc.), un généraliste peut suivre cette croissance. Inconvénients d’un expert-comptable généraliste pour freelances Manque d’expertise spécifique : Un comptable généraliste ne maîtrise pas nécessairement les optimisations fiscales propres aux freelances, consultants indépendants et travailleurs du numérique. Accompagnement réactif plutôt que proactif : Il fait votre comptabilité, mais ne vous alertera pas systématiquement sur les opportunités d’économies fiscales. Méconnaissance des métiers du digital : Les spécificités d’un développeur web freelance, d’un consultant SEO ou d’un graphiste indépendant ne sont pas toujours bien comprises. Qu’est-ce qu’un expert-comptable spécialisé pour freelances ? Un expert-comptable spécialisé pour freelances concentre son activité exclusivement (ou majoritairement) sur l’accompagnement des travailleurs indépendants : freelances IT, consultants, designers, coachs, formateurs, créateurs de contenu. Les services d’un comptable spécialisé freelances Au-delà des services classiques, un expert-comptable spécialisé propose : Optimisation de la rémunération du dirigeant (arbitrage salaire/dividendes) Conseil sur les charges déductibles spécifiques aux indépendants Accompagnement personnalisé sur le choix du statut juridique (micro-entreprise, EURL, SASU, portage salarial) Anticipation fiscale avec des simulations régulières Connaissance approfondie des métiers du numérique et du conseil Avantages d’un expert-comptable spécialisé freelances Expertise métier pointue : Un comptable spécialisé connaît parfaitement les enjeux fiscaux, sociaux et juridiques des freelances. Il travaille uniquement avec des profils similaires au vôtre. Optimisation fiscale maximale : Les clients d’experts-comptables spécialisés économisent en moyenne 2 000 à 5 000 € par an grâce à des optimisations ciblées (source : études de cas Neovi). Accompagnement proactif : Votre comptable vous contacte avant les échéances importantes, vous propose des ajustements en temps réel, anticipe vos besoins. Outils digitaux adaptés : Les cabinets spécialisés proposent généralement des plateformes en ligne modernes, des applications mobiles, et une dématérialisation complète. Compréhension de votre activité : Si vous êtes développeur freelance, votre comptable comprend la facturation au forfait vs en régie, les spécificités des contrats clients, la gestion des acomptes. Inconvénients d’un expert-comptable spécialisé Tarif légèrement supérieur : Comptez généralement entre 120 et 200 € HT par mois. Mais cette différence est largement compensée par les économies réalisées. Moins de proximité géographique : Les cabinets spécialisés sont souvent basés en ligne, avec des rendez-vous en visioconférence plutôt qu’en présentiel. Expert-comptable pour freelance : les critères de choix essentiels 1. Votre niveau de revenus annuel Moins de 30 000 € de CA annuel : Un expert-comptable généraliste ou une solution low-cost peut suffire. À ce stade, les optimisations fiscales restent limitées. Entre 30 000 et 70 000 € de CA : Zone de transition. Un spécialiste commence à faire une vraie différence, surtout si vous êtes en SASU ou EURL. Plus de 70 000 € de CA : Un expert-comptable spécialisé devient quasi indispensable. Les enjeux d’optimisation justifient largement l’investissement. 2. Votre statut juridique Micro-entreprise : Pas indispensable d’avoir un expert-comptable. EURL ou SASU : Un spécialiste apporte une réelle valeur ajoutée sur l’arbitrage rémunération/dividendes, les charges déductibles, et la stratégie fiscale globale. Portage salarial : Moins d’enjeux comptables directs, mais un spécialiste peut vous aider à comparer avec d’autres statuts. 3. Votre secteur d’activité Métiers du numérique (développeur web, consultant SEO, designer UX, data analyst) : Un expert-comptable spécialisé comprendra mieux vos revenus variables, vos frais de formation continue, vos outils professionnels. Métiers du conseil (consultant indépendant, coach, formateur) : Les spécificités de facturation, les frais de déplacement, et les investissements immatériels nécessitent une expertise pointue. Professions libérales réglementées : Selon votre profession, un généraliste habitué à votre secteur peut être préférable. Combien coûte un expert-comptable pour freelance en 2025 ? Tarifs des experts-comptables généralistes Micro-entreprise : 50 à 80 € HT/mois EURL/SASU : 80 à 150 € HT/mois Services additionnels : Création d’entreprise (500-1500 €), déclarations spécifiques, assemblées générales Tarifs des experts-comptables spécialisés freelances Micro-entreprise : 70 à 100 € HT/mois (mais rarement pertinent) EURL/SASU : 120 à 250 € HT/mois Services inclus : Création d’entreprise souvent gratuite, conseils illimités, optimisation fiscale proactive ROI : le vrai calcul à faire Un expert-comptable spécialisé coûte environ 50 à 100 € de plus par mois qu’un généraliste, soit 600 à 1 200 € par an. Mais si cette expertise vous fait économiser 3 000 € par an en optimisations (ce qui est courant), votre gain net est de 1 800 à 2 400 € par an. Sur cinq ans, c’est entre 9 000 et 12 000 € d’économies nettes. Les erreurs fréquentes dans le choix d’un expert-comptable freelance Erreur n°1 : Choisir uniquement sur le prix Le comptable le moins cher n’est pas celui qui vous coûte le moins. Un expert à 100 €/mois qui ne vous fait faire aucune économie vous coûte plus cher qu’un spécialiste à 150

Tour de guet en bois sous un ciel bleu clair
Administration

Qu’est-ce que l’attestation de vigilance et comment l’obtenir en 2025 ?

L’attestation de vigilance est le « visa » social que tout freelance ou entreprise doit fournir à un client dès qu’un contrat atteint 5 000 € HT : ce document, émis par l’Urssaf, prouve que vous êtes à jour de vos déclarations et paiements de cotisations. Valable six mois, il doit être renouvelé jusqu’à la fin de la mission, faute de quoi votre donneur d’ordre encourt une responsabilité solidaire pour travail dissimulé. 1. Pourquoi l’attestation est-elle obligatoire ? Le Code du travail impose au client (ou donneur d’ordre) de vérifier, lors de la signature puis tous les six mois, que son prestataire règle correctement ses charges sociales. Au-delà de 5 000 € HT, ne pas exiger ce justificatif expose le client à payer les cotisations manquantes et à des amendes administratives pouvant atteindre 225 000 € pour une personne morale. 2. Contenu et durée de validité La dénomination sociale et le Siret du freelance ; La date de délivrance ; La mention « est à jour de ses déclarations et paiements » ou, le cas échéant, le montant des dettes déjà échéancées. Elle est valable six mois ; passé ce délai, le client doit demander une nouvelle version jusqu’à la fin du contrat. 3. Comment l’obtenir ? Se connecter à son espace en ligne Urssaf (ou autoentrepreneur.urssaf.fr pour les micros). Aller dans « Mes attestations » puis choisir « Attestation de vigilance ». Télécharger le PDF. Astuce : il faut avoir déposé au moins une déclaration de chiffre d’affaires (micro-entreprise) ou la DSN (société) pour que le service affiche le document. Délivrance automatique : une fois ces conditions remplies, l’attestation est délivrée instantanément. En cas de retard de paiement ou de plan d’apurement, l’Urssaf peut refuser la délivrance ; il faudra alors régulariser la situation avant de réessayer. 4. Obligations du client et sanctions Collecter l’attestation à la signature puis tous les six mois. Vérifier l’authenticité via l’outil Urssaf « Vérifier une attestation ». En cas de manquement : responsabilité solidaire + amende jusqu’à 225 000 € (personne morale) ou 75 000 € (personne physique). 5. Questions fréquentes Que faire si l’attestation est refusée ? Régularisez vos déclarations et cotisations, puis redemandez le document. Dois-je fournir l’attestation pour un devis de 4 500 € HT ? Non : l’obligation commence à 5 000 € HT cumulés avec un même client sur l’année civile. Mon client peut-il retenir 5 % de ma facture ? Oui, si vous ne fournissez pas l’attestation dans les 15 jours : il doit consigner cette somme auprès de la Caisse des dépôts comme garantie. Une mission de trois ans ? Le client devra vous redemander l’attestation tous les six mois jusqu’à la fin de la prestation. Besoin de conseil sur le choix de vos statuts ? Remplissez un questionnaire pour savoir quel statut est le plus adapté à votre nouvelle vie de freelance en informatique ! Faire un devis en 2 min

Documents fiscaux avec tasse de café sur un bureau
Administration, Fiscalité (impôts, TVA, taxes diverses)

Prélèvement à la source et acomptes : comment ça marche pour les indépendants ?

Contrairement aux salariés, vos impôts ne sont pas retenus sur vos factures : l’administration prélève directement des acomptes sur votre compte bancaire le 15 de chaque mois ou chaque trimestre. Le montant découle de votre dernière déclaration de revenus et se réactualise chaque septembre. Bonne nouvelle : vous pouvez choisir la périodicité, moduler ou même suspendre ces acomptes en ligne, afin d’éviter toute mauvaise surprise en fin d’année. Pourquoi un système d’acomptes ? Les freelances n’ont pas de collecteur ; l’État se rembourse donc via un prélèvement bancaire automatique basé sur les revenus BIC/BNC déclarés l’année précédente. Vous payez ainsi l’impôt de l’année N… mais sur une estimation tirée des revenus N-1, d’où la régularisation annuelle. Acomptes mensuels ou trimestriels ? Périodicité Dates de prélèvement Pour qui ? Mensuel 15 de chaque mois Par défaut pour tous les indépendants Trimestriel 15 février, 15 mai, 15 août, 15 novembre Sur option avant le 30 septembre pour l’année suivante Vous changez la fréquence dans « Gérer mes acomptes » de votre espace particulier impots.gouv. Comment l’administration calcule vos acomptes ? Elle prend votre dernier revenu net imposable (déclaration de mai). Elle applique votre taux moyen d’imposition. Elle divise par 12 (ou 4) pour fixer la mensualité. Chaque septembre, après traitement de la déclaration, vos acomptes sont augmentés ou diminués pour coller à la réalité. Exemple chiffré Déclaration 2025 : bénéfice 36 000 €. Impôt théorique : 3 600 € (10 %). Acompte mensuel : 300 € du 15 janvier au 15 août 2026. Si vos revenus 2026 chutent à 24 000 €, vous pouvez moduler (voir ci-dessous) pour abaisser l’acompte à 200 €. Moduler ou suspendre ses acomptes Vous pouvez ajuster à la baisse si votre impôt estimé diminue d’au moins 10 % et 200 €, ou augmenter pour éviter un solde important. La démarche : Espace particulier → « Gérer mon prélèvement à la source ». Onglet « Actualiser » suite à une hausse ou une baisse de revenus. Indiquez le bénéfice prévisionnel ; l’outil recalcule immédiatement le nouvel acompte. Vous pouvez aussi suspendre temporairement les prélèvements si vous cessez l’activité ou avez déjà versé tout l’impôt dû. La déclaration annuelle : toujours obligatoire Trop-perçu : remboursement en juillet/août. Solde à payer : prélèvement en septembre, étalé de septembre à décembre si >300 €. Bons réflexes de trésorerie Virez 30 % de chaque facture sur un sous-compte épargne pour vos cotisations + impôt. Programmez une alerte calendrier avant chaque 15 du mois/trimestre. Pensez à moduler en temps réel si un gros client disparaît ou si vos ventes explosent. FAQ Puis-je passer de mensuel à trimestriel en cours d’année ? Oui : changez l’option avant le 30 septembre ; elle s’applique au 1ᵉʳ janvier suivant. Et si je lance mon activité en cours d’année ? Les acomptes démarrent le mois suivant votre inscription et sont calculés sur l’estimation de revenu que vous saisissez ; ajustez-les dès que vous avez une vision plus précise. Dois-je payer l’impôt en avance si je choisis le versement libératoire micro ? Non : le versement libératoire (1 % ou 2,2 % du CA) remplace les acomptes ; il est payé en même temps que vos cotisations URSSAF. Puis-je suspendre tous les prélèvements si j’arrête mon activité ? Oui : demande de suspension dans « Gérer mes acomptes » ; effet dès le mois suivant. Les acomptes couvrent-ils la CFE ? Non, la CFE est un impôt local distinct à régler mi-décembre. Besoin de conseil sur le choix de vos statuts ? Remplissez un questionnaire pour savoir quel statut est le plus adapté à votre nouvelle vie de freelance en informatique ! Faire un devis en 2 min

Femme tenant un bébé dans ses bras, en extérieur.
Administration, Fiscalité (impôts, TVA, taxes diverses)

Peut-on déduire les dépenses de garde d’enfants quand on est freelance ?

Bonne nouvelle : que vous soyez salarié ou freelance, l’administration fiscale applique les mêmes crédits d’impôt pour la crèche, l’assistante maternelle ou la garde à domicile ; ils remboursent 50 % de vos frais, dans des plafonds bien précis. Pourtant, beaucoup d’indépendants ignorent cet avantage et laissent filer plusieurs centaines d’euros chaque année. Voici comment en profiter pleinement, pas à pas. 1. Le crédit d’impôt « frais de garde hors domicile » Conditions Enfant de moins de six ans au 1ᵉʳ janvier de l’année des frais. Garde en crèche, halte-garderie, assistante maternelle agréée ou centre de loisirs. Taux et plafond 50 % des dépenses nettes (aides CAF déjà retranchées). Plafond : 3 500 € de frais par enfant, soit 1 750 € de crédit maximum. Exemple concret Vous payez 3 000 € de crèche pour votre fille ; le fisc vous restitue 1 500 €. Si vous dépensez 4 000 €, le crédit reste plafonné à 1 750 €. Déclaration Cases 7GA à 7GC de la déclaration 2042-RICI (7GE-7GG en résidence alternée). Saisir le montant net d’aides. Conservez les attestations CAF et les factures (à garder trois ans). 2. Le crédit d’impôt « emploi à domicile » Services concernés Nounou à domicile, ménage, soutien scolaire, petit bricolage… Taux et plafonds Crédit égal à 50 % des dépenses supportées. Plafond standard : 12 000 € de frais par foyer. Majoration de 1 500 € par enfant (750 € en garde alternée) jusqu’à 15 000 €, voire 18 000 € la première année d’emploi. Exemple concret Vous réglez 8 000 € via CESU / Pajemploi : crédit d’impôt = 4 000 €. Si vous dépensez 16 000 € alors que votre plafond majoré est 15 000 €, l’avantage est limité à 7 500 €. Déclaration Case 7DB : salaires + charges sociales ; case 7DR : aides CESU préfinancés. L’Urssaf-CESU fournit un récapitulatif annuel. 3. Versement : acompte puis solde Acompte de 60 % du crédit N-1 versé mi-janvier. Solde (ou ajustement) à l’été après traitement de la déclaration. Même non imposable, vous recevez un remboursement intégral. 4. Pourquoi c’est décisif pour un freelance ? La garde d’enfants est une dépense privée ; elle n’entre pas dans votre comptabilité BNC/BIC, mais réduit directement l’impôt du foyer. Exemple : un couple freelances avec deux enfants à la crèche (3 000 € chacun) + nounou mercredi (8 000 €) : Crèche : 1 500 € × 2 = 3 000 € de crédit. Nounou : 4 000 €. → 7 000 € économisés, un vrai coup de pouce pour la trésorerie familiale. 5. Checklist : actions immédiates Centralisez : factures de crèche, relevés Pajemploi, justificatifs CESU. Calculez : dépenses – aides = base × 50 %. Vérifiez les plafonds (3 500 €/enfant ; 12 000 € à 15 000 € global). Déclarez : cases 7GA-7GC et/ou 7DB-7DR sur la 2042-RICI. Anticipez l’acompte de janvier dans votre budget. Besoin de conseil sur le choix de vos statuts ? Remplissez un questionnaire pour savoir quel statut est le plus adapté à votre nouvelle vie de freelance en informatique ! Faire un devis en 2 min

Poignée de main entre deux personnes en costume dans un cadre professionnel.
Administration

Peut-on cumuler un CDI et être freelance en 2025 ?

Cumuler un job salarié et une activité freelance est autorisé en France, à condition de respecter le contrat de travail, le Code du travail et quelques limites de temps de travail. Avant de créer votre micro-entreprise, vérifiez l’éventuelle clause d’exclusivité, restez loyal envers votre employeur, exercez hors temps de travail et pensez aux démarches sociales. Voici la check-list complète. 1. Vérifier son contrat de travail Clause d’exclusivité Une clause peut interdire toute activité annexe. Elle est toutefois inapplicable la 1ʳᵉ année suivant la création de votre entreprise, grâce à l’article L1222-5 du Code du travail. Passé ce délai, la clause redevient valable ; il faut alors demander une levée écrite à l’employeur ou renoncer. Obligation de loyauté Même sans clause, vous devez éviter toute concurrence déloyale : pas de démarchage de clients de l’employeur, pas d’utilisation de matériel ou de données internes. 2. Respecter le temps de travail maximum Le cumul ne doit pas dépasser 48 h par semaine en moyenne sur 4 mois et 10 h par jour (Code du travail). Votre employeur peut exiger une attestation indiquant vos horaires dans l’activité indépendante pour vérifier le respect des plafonds. 3. Organiser ses horaires La règle est simple : travail freelance en dehors des heures de salariat. Exemple : missions le soir ou le week-end, comme l’a fait Julie (voir encadré). Séparez ordinateur, adresse mail et téléphone pour éviter tout mélange. Exemple concret Julie, salariée en CDI dans une agence de communication, souhaitait se tester en tant que consultante SEO. Son contrat ne comportait pas de clause d’exclusivité et l’agence ne proposait pas ce service ; elle a donc créé sa micro-entreprise. Pendant un an, elle a travaillé le soir et le week-end. Après avoir validé son marché, elle a quitté son poste et transformé sa micro-entreprise en EURL. 4. Cotisations et protection sociale Salariat : cotisations régime général ; droits classiques (maladie, retraite). Micro-entreprise : cotisations régime des indépendants, calculées sur le chiffre d’affaires (24,6 % en prestations de service en 2025). Vous cumulez donc deux régimes ; à la retraite, chaque régime versera sa part. 5. Aides et dispositifs ACRE : exonération partielle de cotisations sociales durant la 1ʳᵉ année, accessible même aux salariés créateurs. ARE + freelance : si vous perdez votre emploi salarié, vous pouvez toucher l’ARE tout en poursuivant l’activité indépendante ; Pôle emploi compense la différence de revenus. 6. Démarches pratiques Vérifiez contrat (clause d’exclusivité, non-concurrence). Informez l’employeur si une clause vous y oblige ou par courtoisie professionnelle. Créez votre micro-entreprise sur le guichet unique de l’INPI. Ouvrez un compte bancaire dédié (obligatoire au-delà de 10 000 € de CA sur 2 ans). Tenez un double calendrier pour ne pas empiéter sur vos horaires salariés. FAQ Puis-je être micro-entrepreneur sans prévenir mon employeur ? Oui, sauf clause d’exclusivité ou de non-concurrence. Que faire si je dépasse 48 h de travail hebdomadaire ? Ralentir : vous risquez une amende et une sanction disciplinaire. L’ACRE est-elle compatible avec un CDI ? Oui, la condition principale est de ne pas avoir bénéficié de l’ACRE les trois dernières années. Puis-je facturer mon employeur via ma micro-entreprise ? Possible si le contrat le permet et sans requalification en salariat déguisé. Que deviennent mes droits au chômage après démission ? Sauf projet validé par la commission CPIR, la démission ne donne pas droit à l’ARE ; mieux vaut une rupture conventionnelle. Besoin de conseil sur le choix de vos statuts ? Remplissez un questionnaire pour savoir quel statut est le plus adapté à votre nouvelle vie de freelance en informatique ! Faire un devis en 2 min

Formulaires fiscaux, calendrier, téléphone avec calculatrice et stylo sur une table noire.
Fiscalité (impôts, TVA, taxes diverses)

Les freelances doivent-ils payer la CFE en 2025 ?

Même sans local ni enseigne, la cotisation foncière des entreprises (CFE) concerne presque tous les freelances. Elle finance les services publics locaux et s’applique sur une base minimale lorsque l’activité est exercée à domicile. Bonne nouvelle : il existe plusieurs exonérations (première année, faible chiffre d’affaires, métiers particuliers) et quelques stratégies pour atténuer la facture. 1. Pourquoi la CFE touche-t-elle les indépendants ? Depuis 2010, la CFE a remplacé la taxe professionnelle. Elle repose sur l’idée qu’une activité économique, même numérique ou exercée en pyjama, profite quand même à la commune : voirie, éclairage, collecte des déchets, développement économique. Résultat : dès qu’un travailleur indépendant est inscrit au 1ᵉʳ janvier, la commune lui réclame une contribution annuelle. 2. Comment la CFE est-elle calculée ? Fourchette de chiffre d’affaires (année N-2) Base minimale 2025* Exemple de CFE (taux communal 5 %) 0 € – 5 000 € 0 € 0 € 5 001 € – 10 000 € 243 € à 579 € 12 € à 29 € 10 001 € – 32 600 € 243 € à 1 218 € 12 € à 61 € 32 601 € – 100 000 € 243 € à 2 433 € 12 € à 122 € * Chaque commune vote sa base dans la fourchette fixée par l’État ; le taux appliqué varie également d’une ville à l’autre. Pour les freelances qui travaillent chez eux, c’est toujours cette « base minimale » qui sert de référence – la valeur locative de l’appartement n’entre pas en jeu. Exemple Développeur en micro-entreprise, chiffre d’affaires 2023 : 45 000 €. Base minimale votée par la commune : 1 215 €. Taux CFE : 5,5 %. CFE 2025 = 1 215 € × 5,5 % = 67 €. 3. Quelles sont les exonérations possibles ? Première année d’activité Exonération automatique ; aucune démarche à faire. Chiffre d’affaires ≤ 5 000 € (N-2) La cotisation minimale tombe à zéro. Pensez à vérifier votre avis si votre CA a baissé. Métiers spécifiquement dispensés Artistes-auteurs relevant de la Maison des Artistes ou de l’Agessa. Artisans dont la main-d’œuvre est prépondérante (ex. coiffeurs, cordonniers) sous conditions. Professeurs à domicile, guides interprètes, chauffeurs VTC implantés en zone franche, etc. Zones géographiques avantageuses Installation en ZFU, ZRR ou en Corse : exonération partielle ou totale pendant cinq ans, modulée ensuite. 4. Quand et comment paie-t-on la CFE ? Avis d’imposition : accessible mi-novembre dans l’Espace Pro ou sur PortailPro. Échéance : règlement avant le 15 décembre, par prélèvement à l’échéance ou mensualisation (dix mensualités de janvier à octobre). Montant > 3 000 € : acompte de 50 % en juin, solde en décembre. Réclamation : en ligne, avant le 31 décembre de l’année suivant celle de la mise en recouvrement. 5. Taxe injuste ou contribution légitime ? Injuste : elle frappe des travailleurs sans local, les montants varient fortement d’une commune à l’autre, et l’avis arrive souvent alors que la trésorerie de fin d’année est tendue. Légitime : même une activité purement numérique utilise l’infrastructure locale ; la CFE remplace une taxe professionnelle plus lourde et a créé un plancher commun entre tous les types d’entreprises. 6. Bonnes pratiques pour freelances Anticiper : mettez de côté environ 2 % de votre CA chaque mois sur un sous-compte. Vérifier le CA N-2 : si vous tombez sous 5 000 €, contactez le service des impôts pour corriger l’avis. Comparer les communes : déménager le siège (domiciliation) peut diviser la cotisation par 3. Passer au régime réel : la CFE devient alors une charge déductible – intéressant si vous avez déjà beaucoup de dépenses. Réclamer en cas d’erreur : taux incohérent, double imposition (domicile + coworking permanent), pensez à contester. FAQ Je travaille en coworking deux jours par semaine : quel lieu est retenu ? La CFE reste due dans la commune du domicile, sauf si vous louez un poste permanent et déclarez votre siège au coworking. Puis-je payer la CFE en plusieurs fois ? Oui : la mensualisation répartit la taxe sur dix prélèvements (janvier-octobre). Pour l’activer, adhérez avant le 30 novembre. La CFE est-elle déductible ? Oui pour les entreprises au réel (EI ou société). Pour les micro-entrepreneurs, elle n’a aucun impact sur le calcul d’impôt. Que se passe-t-il si je crée mon activité le 1ᵉʳ novembre ? Vous êtes exonéré la première année et ne payerez la CFE qu’en N+2, sur la base de votre chiffre d’affaires N. Dois-je déclarer quelque chose pour la CFE ? Non : après création, le service des impôts récupère automatiquement vos données via le SIREN. Créez simplement votre Espace Pro pour consulter l’avis. Besoin de conseil sur le choix de vos statuts ? Remplissez un questionnaire pour savoir quel statut est le plus adapté à votre nouvelle vie de freelance en informatique ! Faire un devis en 2 min

Clé posée sur une maison miniature rouge avec calculatrice
Comptabilité, Fiscalité (impôts, TVA, taxes diverses)

Le loyer est-il une charge déductible pour un freelance ?

Oui… mais pas pour tout le monde ! En micro-entreprise, le loyer de votre logement n’est jamais déductible : vous êtes imposé sur votre chiffre d’affaires, un abattement forfaitaire couvrant déjà vos frais. En revanche, si vous relevez d’un régime réel (BNC/BIC) ou que vous exercez en société, vous pouvez déduire tout ou partie d’un loyer – à condition qu’il corresponde à l’usage professionnel et qu’il soit justifié (bail, quote-part, paiement effectif). Suivez le guide pour savoir dans quels cas et comment procéder. Pourquoi vouloir déduire son loyer ? Le poste « locaux » figure dans les charges d’exploitation au même titre que le matériel ou les assurances. En déclarant cette dépense, vous réduisez votre bénéfice imposable et donc : vos cotisations sociales (régime réel), votre impôt sur le revenu ou votre IS (société). Pour un bureau loué 300 € par mois, c’est 3 600 € de charges annuelles qui peuvent diminuer l’assiette fiscale. Cas 1 : micro-entreprise – loyer non déductible La micro-entreprise applique un abattement forfaitaire (34 % pour les BNC, 50 % pour les ventes) censé couvrir frais de fonctionnement et loyers éventuels. Conclusion : même si vous travaillez à domicile ou louez un bureau, vous ne pouvez pas porter ce loyer en charge ; la seule solution serait de passer au régime réel. Cas 2 : entreprise individuelle au réel (BNC/BIC) Loyer d’un local externe 100 % déductible si le local est entièrement affecté à l’activité et que le loyer est « normal ». Conservez le bail et les quittances : l’administration peut demander la preuve de paiement. Quote-part du domicile Le BOFiP admet la déduction d’une quote-part de loyer lorsque l’exploitant travaille chez lui (§10, BOI-BNC-BASE-40-60-30) : Calculez la surface professionnelle (ex. : 10 m² sur 50 m² = 20 %). Appliquez ce pourcentage au loyer, aux charges locatives, à la taxe foncière et aux factures d’énergie. Déduisez la somme dans la déclaration 2035 (BNC) ou 2031 (BIC). Attention : la pièce doit être réellement affectée à l’activité ; un simple coin de table ne suffit pas. « Loyer à soi-même » si vous êtes propriétaire Vous pouvez facturer un loyer à votre entreprise individuelle si le logement reste dans votre patrimoine privé ; ce loyer sera déductible pour l’activité mais imposable dans la catégorie revenus fonciers. Le montant doit rester dans les prix du marché local. Cas 3 : société (EURL, SASU, SARL, SAS) Local loué à un tiers : 100 % déductible, mêmes règles que ci-dessus. Location du domicile du dirigeant : un bail doit être signé entre la société et le dirigeant ; le loyer doit être justifié et non excessif. Les loyers versés au dirigeant sont imposables chez lui comme revenus fonciers et doivent être déclarés. Combien pouvez-vous économiser ? Situation Loyer mensuel Quote-part pro Charges sociales/IS Économie fiscale* EI réel BNC, taux cot. 35 % 800 € 20 % = 160 € 35 % 56 €/mois SASU IS 25 % 800 € 100 % (local dédié) IS 25 % 200 €/mois * gain = loyer × taux global d’imposition. Bonnes pratiques Contrat écrit (bail professionnel ou convention d’occupation) même entre vous et votre société. Montant au prix du marché : l’excès peut être réintégré en bénéfice. Justificatifs : paiements depuis le compte pro vers le bailleur ou le compte perso propriétaire. En micro-entreprise, constituez plutôt une épargne de précaution (cf. notre guide « Combien mettre de côté »). FAQ Puis-je déduire le loyer d’un coworking en micro-entreprise ? Non ; le forfait couvre déjà vos frais. En régime réel ou société, oui à 100 %. Dois-je déclarer un avantage en nature si la société me met un bureau à disposition à domicile ? Pas si la société paie un loyer « normal » avec bail ; sinon, l’avantage peut être réintégré. Qu’en est-il des charges de copropriété et de la fibre ? Déductibles au prorata de la surface pro si vous êtes au réel. La quote-part déduite déclenche-t-elle la taxe d’habitation sur les locaux pro ? Non ; la surface reste dans l’assiette de la taxe d’habitation tant qu’elle fait partie de votre logement. Que risque-t-on en cas de loyer excessif ? Le fisc peut requalifier la dépense en acte anormal de gestion, la réintégrer et appliquer une majoration de 40 %. Besoin de conseil sur le choix de vos statuts ? Remplissez un questionnaire pour savoir quel statut est le plus adapté à votre nouvelle vie de freelance en informatique ! Faire un devis en 2 min

Loupe pointée sur un document intitulé "Balance Sheet" posé sur une table en bois.
Comptabilité

Bilan et compte de résultat : quelle différence ?

Le bilan et le compte de résultat sont les deux piliers de la lecture financière d’une entreprise : le premier « fige » la situation patrimoniale à une date précise ; le second « raconte » l’activité sur une période. Comprendre leur logique et leur complémentarité permet d’analyser aussi bien la solidité que la performance de votre activité freelance. 1. Le bilan : la photo de votre patrimoine Le bilan se présente comme un tableau en deux colonnes : Actif : tout ce que possède l’entreprise (trésorerie, clients, matériel, logiciels, etc.). Passif : tout ce qu’elle doit (dettes fournisseurs, emprunts, capitaux propres). La différence entre actif et passif constitue les capitaux propres : un indicateur clé de la solvabilité. Parce qu’il se lit à un instant T – le plus souvent au 31 décembre – on compare plusieurs bilans successifs pour voir l’évolution de la trésorerie, du stock ou de l’endettement. À quoi sert-il ? Vérifier la capacité à honorer les échéances fournisseurs ou bancaires. Négocier un prêt ou une assurance professionnelle : le banquier examinera le ratio dettes / capitaux propres. Évaluer l’entreprise en cas de cession, la méthode patrimoniale reposant d’abord sur les postes du bilan. 2. Le compte de résultat : le film de votre année À la différence du bilan, le compte de résultat additionne tous les flux qui ont affecté l’entreprise entre l’ouverture et la clôture de l’exercice. Rubrique Exemples Impact Produits Ventes, honoraires, subventions Augmentent le résultat Charges Achats, abonnements SaaS, cotisations sociales Diminuent le résultat Le solde produits – charges donne le bénéfice ou la perte de l’exercice ; c’est un indicateur dynamique, révélateur de la rentabilité et du modèle économique. Lecture rapide Marge brute élevée ? Votre offre crée de la valeur. Frais généraux trop lourds ? Votre structure de coûts doit être optimisée. Résultat négatif récurrent ? Il faudra adapter les tarifs ou réduire les charges. 3. Deux visions complémentaires Photo Film Bilan : patrimoine, structure financière, trésorerie Compte de résultat : performance économique, capacité à générer un profit Statique, daté Dynamique, couvrant 12 mois Répond à « Que possède et doit l’entreprise ? » Répond à « L’activité est-elle rentable ? » Utilisés ensemble, ils alimentent le tableau de bord du dirigeant : une trésorerie confortable dans le bilan mais une perte dans le compte de résultat alertera sur un modèle en déclin ; l’inverse signalera une croissance rapide nécessitant de sécuriser le fonds de roulement. 4. Les erreurs courantes à éviter Confondre trésorerie positive et bénéfice : un prêt bancaire gonfle la trésorerie du bilan mais n’est pas un produit ; il faudra le rembourser. Croire qu’un bénéfice garantit la solvabilité : un résultat positif sans liquidités peut mener au dépôt de bilan pour défaut de cash. Omettre les charges à payer : cotisations sociales ou impôts non encore réglés doivent être provisionnés au passif ; sinon le bilan surestime les capitaux propres. 5. Comment les préparer quand on est freelance ? Micro-entreprise : vous tenez une comptabilité simplifiée ; un cabinet ou un logiciel peut toutefois produire un bilan/compte de résultat « extra comptable » utile pour le banquier. Entreprise individuelle au réel ou société (EURL, SASU) : ces deux documents figurent dans la liasse fiscale ; l’expert-comptable les établit à la clôture. Bon réflexe : relire chaque ligne pour comprendre d’où vient le résultat et comment se structure votre actif (beaucoup de créances clients ? d’immobilisations ?). FAQ Le bilan montre-t-il le bénéfice ? Non : le résultat net figure dans le compte de résultat puis est reporté au passif du bilan (capitaux propres). Faut-il publier ces documents ? Oui pour les sociétés : dépôt annuel au greffe. Les entrepreneurs individuels ne publient pas, sauf option pour l’IS. Puis-je calculer mon résultat moi-même ? Oui si vous maîtrisez le plan comptable ; sinon un expert-comptable sécurise vos chiffres et optimise la fiscalité. Besoin de conseil sur le choix de vos statuts ? Remplissez un questionnaire pour savoir quel statut est le plus adapté à votre nouvelle vie de freelance en informatique ! Faire un devis en 2 min

Gratte-ciel d'affaires dans un quartier d'entreprise moderne.
Administration, Fiscalité (impôts, TVA, taxes diverses)

Domiciliation : combien coûte vraiment un changement d’adresse en 2025 ?

Décision officielle : le procès-verbal (PV) Le transfert doit d’abord être voté en assemblée générale (ou décidé par l’associé unique). Si vous rédigez le PV à partir d’un modèle, l’étape est gratuite ; un avocat facture 150 € à 400 € HT selon la complexité. Et avec un prestataire ? Faire le changement d’adresse soi-même : Il est possible de réaliser la démarche vous-même via le guichet unique, mais la procédure est technique et la moindre erreur (PV, statuts, pièces) peut entraîner un rejet ou une régularisation par le greffe. Modification des statuts : frais INPI & greffe Depuis le guichet unique, la modification est télétransmise au greffe ; les frais incluent INPI, TVA et BODACC éventuel. Sans BODACC (statuts + dépôt d’acte) : 72,81 € TTC pour toutes formes sociales. Avec BODACC (cas fréquent SARL/SAS) : 188,81 € TTC dans le même ressort. Changement de ressort : immatriculation complémentaire à 222,63 € TTC. SASU/EURL bénéficient du tarif « modification sans BODACC » si le siège reste dans le même département. Annonce légale : le forfait 2025 La forfaitisation 2024-2025 est maintenue : Même département : 106 € HT (≈ 127 € TTC) pour toute forme sociale hors Mayotte/La Réunion. Autre département : deux annonces, soit 212 € HT (≈ 254 € TTC). Insertion au BODACC : le supplément caché Même département : 138,09 € TTC. Autre département : 164,77 € TTC. Ces montants s’ajoutent aux frais de greffe déjà facturés. Budget global : vos scénarios 2025 Scénario Annonce(s) légale(s) Greffe/INPI BODACC Total estimatif Même département – SAS/SARL 127 € 188,81 € 138,09 € ≈ 454 € TTC Même département – SASU/EURL 127 € 72,81 € 138,09 € ≈ 338 € TTC Autre département (toutes formes) 254 € 222,63 € 164,77 € ≈ 642 € TTC Et avec un prestataire ? Les plateformes de formalités ou les experts-comptables facturent 150 € à 500 € HT pour un dossier standard, jusqu’à 1 000 € HT si elles rédigent PV, statuts et assurent le suivi greffe. Dépenses annexes à anticiper Signalétique et papeterie : nouvelle plaque, en-têtes, factures. Réexpédition du courrier La Poste : 39 € à 78 € selon la durée. Mise à jour digitale : mentions légales du site, CGV, réseaux sociaux. Logistique : déménagement, remise en état de l’ancien local (selon bail). FAQ Quel délai pour obtenir le nouveau Kbis ? Le greffe valide en 10-15 jours ouvrés si le dossier est complet. Dois-je publier deux annonces si je change de ressort ? Oui : une dans l’ancien, une dans le nouveau département, selon l’arrêté du 1ᵉʳ janvier 2024 étendu à 2025. Le siège peut-il être domicilié chez le dirigeant ? Oui, si les statuts et le bail/copropiété ne l’interdisent pas, pour une durée illimitée hors grandes villes réglementées. Les frais sont-ils déductibles ? Oui : annonces légales, greffe, BODACC, honoraires et déménagement sont des charges déductibles du résultat fiscal. Existe-t-il des aides au déménagement ? Certaines régions subventionnent les projets de relocalisation ; consultez votre CCI. Besoin de conseil sur le choix de vos statuts ? Remplissez un questionnaire pour savoir quel statut est le plus adapté à votre nouvelle vie de freelance en informatique ! Faire un devis en 2 min

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